Le milieu de Fenerbahçe assume ses gestes et met en cause les insultes subies durant toute la rencontre, ainsi que l’absence de réaction des officiels.
Il ne regrette rien, et l’explique. Au lendemain de la qualification de Fenerbahçe à Lyon, Mattéo Guendouzi a livré sa version des faits en zone mixte. Le milieu français, dont les célébrations ont enflammé la fin de rencontre, invoque les insultes dont il affirme avoir fait l’objet pendant tout le match, y compris envers sa famille. Il pointe également l’absence de réaction du corps arbitral face à ces débordements, alors qu’un protocole existe dans ces situations.
Des insultes visant ses proches
Son argument principal concerne sa famille. Il affirme avoir entendu des dizaines de milliers de spectateurs insulter sa mère et ses enfants, dès l’échauffement et tout au long de la rencontre.
Il décrit ces attaques comme profondément blessantes. Selon lui, ce type d’insultes dépasse le cadre de la rivalité sportive et touche à ce qu’un joueur a de plus intime.
Mattéo Guendouzi s'explique: "ils ont insulté ma mère et ma famille plus de 90 minutes, pour moi c'était irrespectueux, si après on ne peut pas célébrer comme on veut le faire, je trouve ça dommage" pic.twitter.com/0xj9FrmXoa
— JS Grond-Tran (@JS_Grond) August 26, 2026
Il met aussi en cause l’arbitrage. Le milieu rappelle qu’un protocole permet en France d’interpeller le public par le speaker, voire d’interrompre la rencontre, une procédure qui n’a selon lui pas été enclenchée.
« De la taquinerie » selon lui
Le joueur défend ensuite ses célébrations. Il estime que la provocation doit fonctionner dans les deux sens et considère que ses gestes relevaient de la taquinerie, sans intention malveillante.
Il assume pleinement son attachement à son ancien club. Passé par l’Olympique de Marseille pendant deux saisons, il rappelle n’avoir jamais caché son affection pour cette institution.
Il invoque enfin une forme de réciprocité. Selon lui, des joueurs lyonnais ont déjà célébré devant le public marseillais, ce qui justifierait à ses yeux la liberté de fêter une qualification comme il l’entend.
Une version qui s’oppose à celle des Lyonnais
Ses explications tranchent avec le discours adverse. Le capitaine rhodanien avait jugé son attitude irresponsable et l’avait invité à célébrer dans le vestiaire, comme le rapportait notre article sur les réactions lyonnaises.
Les deux camps s’accordent sur un point. Les insultes du public envers le joueur sont reconnues de part et d’autre, seule la légitimité de la riposte fait débat entre les protagonistes.
La soirée avait dégénéré en fin de match. Les gestes du milieu français avaient précédé des échauffourées entre les deux équipes, détaillées dans notre article sur cette fin de rencontre chaotique.