Le n°10 brésilien a explosé de joie en direct sur YouTube en apprenant son retour avec la Seleção après deux ans et demi d’absence.
Il a crié, pleuré, sauté de sa chaise et serré son ami dans les bras. « J’y suis ! J’y suis ! » Ce lundi 18 mai au soir, Neymar a vécu l’un des moments les plus émouvants de sa carrière, en direct sur YouTube, au moment où son nom est apparu sur la liste des 26 Brésiliens convoqués par Carlo Ancelotti pour la Coupe du monde 2026. Une scène brute, sans filtre, partagée avec l’influenceur Cris Guedes et capturée par Madhouse TV. Vous pensiez avoir tout vu de Neymar ? Vous n’aviez pas vu ça. Pour un joueur qu’on disait fini, c’est une renaissance en mondovision.
Deux ans et demi d’absence et un genou qui a tout failli briser
Pour mesurer l’intensité de cette joie, il faut remonter le temps. Octobre 2023, Uruguay-Brésil. Sur une accélération, Neymar s’effondre. Rupture du ligament croisé antérieur et du ménisque du genou gauche. Le diagnostic tombe : une saison entière à oublier. Puis des rechutes. Des soins. Un transfert raté en Arabie saoudite, un retour à Santos. Et chaque jour, la même question : reverra-t-on un jour Neymar avec le maillot jaune ?
Pendant 31 mois exactement, le numéro 10 a disparu des feuilles de match de la Seleção. Une éternité pour un joueur qui détient déjà le record de buts de l’histoire de la sélection brésilienne avec 79 réalisations. À 34 ans, beaucoup le voyaient comme un souvenir. Lui, jamais.
Une annonce orchestrée à Rio, un suspense à son paroxysme
Carlo Ancelotti l’avait dit la veille : « Je sais très bien que Neymar est très apprécié, non seulement par le public, mais aussi par les joueurs. » Le technicien italien, débarqué à la tête de la Seleção il y a quelques mois après son aventure au Real Madrid, savait que ce choix allait diviser. À Rio, où la liste a été annoncée en direct lundi soir, tout le pays retenait son souffle.
Et puis, à la lecture du nom, l’écran de Neymar a vibré. Un petit geste, un grand changement. Une simple ligne sur un communiqué officiel, et tout un destin sportif qui bascule. L’ancien attaquant du PSG et du Barça s’est jeté dans les bras de son ami Cris Guedes, l’a soulevé, a hurlé sa joie comme un gamin de 18 ans. Une scène qui résume tout : la rage, le doute, la peur d’être oublié, et enfin la délivrance.
Le pari Ancelotti, entre talent et exigence
L’Italien ne fait pourtant aucun cadeau. Dans la foulée de l’annonce, le sélectionneur a tenu à mettre les choses au clair : « Il jouera s’il mérite de jouer. Je ne veux pas de stars. » Message limpide. Neymar est convoqué, mais il devra batailler comme les autres pour être titulaire face à des concurrents en pleine bourre comme Vinicius Junior, Rodrygo ou Endrick.
Une exigence assumée. Ancelotti, qui vise un sixième titre mondial pour le Brésil, ne peut pas se permettre de bâtir son équipe sur les blessés. Lors de ses derniers matchs avec Santos, Neymar a montré des éclairs de génie mais aussi des limites physiques. Le sélectionneur a tranché : oui pour le groupe, oui pour l’apport humain et symbolique. Mais pas de passe-droit sur la pelouse.
Une nation derrière son icône
Pour les supporters brésiliens, ce retour vaut plus qu’un nom sur une liste. Neymar, c’est l’héritier de Pelé, Romario, Ronaldo, Ronaldinho. C’est aussi celui qui s’est effondré en pleurs en quart de finale du Mondial 2022 face à la Croatie. Lui offrir une dernière chance d’écrire son histoire avec la Seleção, à 34 ans, c’est respecter ce qu’il a donné au football brésilien.
Le Brésil affrontera le Mexique le 17 juin à Los Angeles pour son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026. Cinq semaines pour préparer son corps, sa tête, son rêve. Neymar n’aura pas la moindre seconde à perdre. Mais lundi soir, sur YouTube, devant des centaines de milliers de spectateurs, il a montré qu’il en voulait encore. Et fort.
Un final possible, ou le dernier acte d’une légende
Sera-ce sa dernière Coupe du monde ? Sans doute. Ancelotti a fait son choix. Neymar a son billet. Reste à écrire le scénario. Champion du monde ? Le Brésil rêve de soulever son sixième trophée, 24 ans après celui de 2002. Avec ou sans Neymar comme titulaire, c’est désormais secondaire. L’essentiel, pour lui, était d’y être. Lundi, il l’a hurlé au monde entier. Et personne, en le voyant pleurer de joie, ne pouvait douter de la sincérité du moment.