Au-delà de l’enjeu sportif, la finale de Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal a également un véritable intérêt financier. Si le finaliste ne sera pas à plaindre, le vainqueur va empocher une somme assez vertigineuse. Décryptage.
Un parcours déjà très rentable
Pour la deuxième année consécutive, le PSG s’est hissé en finale de la Ligue des Champions et en a – par la même occasion – profité pour remplir ses caisses. Avant même le coup d’envoi du match contre Arsenal, le champion de France est assuré de repartir avec au minimum 139,4 millions d’euros.
Outre les 18,62 millions de prime de participation fixe versée à chaque club, il faut ajouter les bonus liés aux résultats en phase de ligue, puis les primes par tour éliminatoire. A savoir 11 millions pour les huitièmes, 12,5 pour les quarts, 15 pour les demi-finales, et 18,5 millions pour la seule présence en finale. Sans oublier les droits TV et marketing, estimés à 34 millions d’euros pour le PSG.
Une prime en or pour les joueurs du PSG ?
En cas de victoire, le PSG toucherait une prime supplémentaire de 6,5 millions, portant ainsi le total à près de 150 millions d’euros. C’est plus que l’ensemble des droits TV nationaux que doivent se répartir les 18 clubs de Ligue 1, après déduction de toutes les commissions et notamment les 13% récupérés par le fonds d’investissement CVC.
En cas de victoire, chaque joueur ayant disputé au moins une minute de la campagne européenne du PSG pourrait toucher une prime individuelle d’un million d’euros. Un montant qui avait été négocié en début de saison par les cadres du vestiaire de Luis Enrique, identique à la prime versée la saison dernière après le succès contre l’Inter.
Le PSG se frotte déjà les mains
Jusqu’ici, ce sont 23 joueurs du PSG qui ont participé à au moins une minute d’un match de Ligue des Champions. Quoi qu’il en soit, le club propriété de QSI restera le grand gagnant en cas de nouveau succès dans la compétition. Dans un contexte de crise des droits télévisés en Ligue 1 — en raison d’appels d’offres successifs ayant mis en lumière la fragilité du modèle économique du football français — les revenus européens sont devenus fondamentaux pour le PSG.
Seul club français capable de s’affranchir partiellement de la dépendance aux droits TV nationaux, grâce à la force de frappe économique de son propriétaire, Paris doit tout de même générer ses propres revenus et voit ainsi d’un bon oeil la manne financière de l’UEFA, notamment pour maintenir un niveau de compétitivité important sur le marché des transferts, sans même parler des retombées commerciales en vente de maillots.
Arsenal pourrait faire encore mieux !
Un cercle vertueux que le PSG connaît bien pour l’avoir connu la saison passée et qu’Arsenal aimerait bien vivre pour la toute première fois de son histoire. Bien que pensionnaire du championnat le plus riche au monde, les Gunners comptent bien profiter de sa part du gâteau. Là encore, les revenus globaux avoisineront les 150 millions d’euros en cas de victoire en finale, le champion d’Angleterre ayant déjà amassé plus de 142 millions d’euros de primes depuis le début de la saison.
Si les supporters rêvent surtout d’une première Ligue des Champions et d’un nouveau sacre européen après la victoire en Coupe des villes de foire en 1970, l’enjeu n’est donc pas simplement sportif mais également financier ce samedi à Budapest.