A quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique du 11 juin au 19 juillet, les pronostics ne manquent pas.
Entre ceux qui misent sur la force de frappe offensive de l’équipe de France, d’autres qui estiment que le collectif espagnol sera dur à vaincre ou encore certains qui voient Cristiano Ronaldo remporter le dernier titre majeur manquant à son palmarès, les spéculations sont nombreuses. Pour tenter d’y voir un peu plus clair, l’institut Opta a dégainé son supercalculateur.
L’Espagne en tête des projections
En attendant la seule vérité qui compte, à savoir celle du terrain, les pronostics ne manquent pas sur l’identité du futur champion du monde. Et à en croire Opta, qui a réalisé pas moins de 10 000 simulations, l’Espagne apparaît au premier rang des favoris avec 16,1 % de chances de remporter le trophée.
Deux ans après son sacre européen, l’équipe emmenée par Lamine Yamal devance l’autre grand favori des bookmakers : la France. Toujours sur la base du même modèle prédictif, les Bleus disposent de 13 % de chances d’aller au bout de la compétition. Dans près d’un scénario sur deux, les hommes de Didier Deschamps sont au moins en quart de finale.
L’Argentine légèrement en retrait
Tenante du titre, l’Argentine n’apparaît qu’à la 4e place avec 10,4 % de chances de faire le doublé. Entre une sélection vieillissante et les doutes sur l’état de santé de Lionel Messi, l’Albiceleste est même devancée par l’Angleterre, créditée de 11,2 % de chances de victoire finale.
Souvent attendus mais rarement au rendez-vous, les Anglais s’étaient arrêtés au stade des quarts de finale lors du Mondial au Qatar en 2022. Parmi les grandes nations, le Brésil et l’Allemagne, avec respectivement cinq et quatre titres à leur actif, endossent le costume d’outsiders avec moins de 7 % de chances d’ajouter un titre à leur palmarès.
Le Portugal complète le top 5 mais assez loin derrière le quatuor de tête (7 % de chances de victoire finale). La sélection entraînée par Roberto Martinez paye sans doute son historique dans la compétition avec simplement deux demi-finales à son actif (1966 et 2006), malgré une génération actuelle extrêmement talentueuse.
La France en route vers un troisième titre ?
Parmi les critères également pris en compte par les simulations d’Opta, on dénombre aussi des paramètres comme la cohésion d’équipe, l’expérience et les performances récentes. Autant de facteurs qui semblent jouer en faveur de l’équipe de France, victorieuse en 2018 et finaliste de la dernière édition.
En outre, Didier Deschamps s’appuie sur un groupe assez stable et une ossature identifiée depuis plusieurs années. En y ajoutant le talent individuel de Kylian Mbappé, d’Ousmane Dembélé ou encore de Michael Olise, les Bleus peuvent légitimement croire en leurs chances.
Un nouveau format de compétition
Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde 2026 réunira 48 équipes. Ce sera notamment une grande première pour la Jordanie, l’Ouzbékistan, le Cap-Vert et Curaçao.
Aucune de ces sélections ne dispose d’une réelle chance de victoire finale selon les simulations d’Opta, qui ne prennent en compte que 20 des 48 pays engagés, avec seulement deux sélections africaines (Maroc et Sénégal).
Comme toujours, ces probabilités ne sont pas des prédictions mais des estimations statistiques, sachant que de nombreux facteurs impossibles à anticiper, comme des blessures, des expulsions, des décisions arbitrales, vont influencer le cours de la compétition.