Coupe du monde 2026 : trois cartons rouges et une victoire du Mexique pour lancer le Mondial

Gabriel Gromellon

11 juin 2026 23h13

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Coupe du monde 2026 : trois cartons rouges et une victoire du Mexique pour lancer le Mondial

Crédit Photo - IconSport

Pour le match d’ouverture, El Tri s’est imposé 2-0 dans une rencontre totalement folle, marquée par trois expulsions.

Quelle entame ! Le Mondial 2026 a démarré ce jeudi 11 juin sur un match d’ouverture aussi maîtrisé que rocambolesque. Dans un Estadio Azteca en fusion, le Mexique a dominé l’Afrique du Sud 2-0, mais c’est surtout la pluie de cartons rouges qui a marqué les esprits : trois expulsions au total, dont deux côté sud-africain, réduisant les Bafana Bafana à neuf. Porté par Julián Quiñones et Raúl Jiménez, El Tri a parfaitement lancé sa compétition. Récit d’une soirée électrique et indisciplinée.

Une ouverture grandiose à l’Azteca

Le coup d’envoi de ce Mondial restera dans les mémoires pour son atmosphère. Avant même le premier ballon, le mythique stade Azteca de Mexico s’est embrasé. Hymnes chantés avec ferveur, effets pyrotechniques, hélicoptères survolant la pelouse et immense drapeau national : le spectacle était total.

Un petit geste, un grand changement. Des sombreros distribués dans les tribunes ont même été lancés vers la pelouse, dans une ambiance festive et assourdissante. Gianni Infantino, le président de la FIFA, a brandi le trophée devant un public en délire. Le décor était planté pour le lancement de cette première Coupe du monde à 48 équipes, organisée entre le Mexique, les États-Unis et le Canada.

Quiñones lance la fête mexicaine

Sur le terrain, le Mexique n’a pas tardé à récompenser son public. Dès la 9e minute, El Tri a fait chavirer l’Azteca. Sur une relance ratée de la défense sud-africaine, le défenseur Sithole a offert le ballon à Julián Quiñones.

L’attaquant n’a pas tremblé, déclenchant une frappe sèche qui est passée entre les jambes du gardien Williams. Premier but du tournoi, et ouverture du score idéale pour les locaux. Quiñones, véritable poison tout au long de la rencontre, a même frôlé le doublé juste avant la pause, sa frappe s’écrasant sur le poteau. Une première période séduisante, à l’image de la maîtrise collective mexicaine.

L’Afrique du Sud sombre dans l’indiscipline

Si le Mexique était déjà supérieur, l’Afrique du Sud s’est elle-même précipitée vers sa perte. Le tournant est intervenu à la 50e minute. Le défenseur Sithole, pris dans son dos par l’appel de Gutiérrez, a commis une faute qui lui a valu un carton rouge direct, juste devant la surface.

Réduits à dix pour quarante minutes, les Bafana Bafana ont ensuite totalement déraillé. À la 84e minute, Zwane a écopé à son tour d’un rouge direct, après avoir asséné un coup à l’arrière du crâne d’un adversaire, sanction confirmée par la vidéo. L’Afrique du Sud terminait alors à neuf, condamnée à subir la domination mexicaine.

Jiménez fait le break et entre dans l’histoire

Entre ces deux expulsions, le Mexique avait définitivement plié le match. À la 68e minute, Raúl Jiménez a doublé la mise. Sur un centre parfait d’Alvarado, l’attaquant s’est fait oublier au second poteau pour reprendre victorieusement de la tête.

Un but qui revêt une saveur particulière pour le buteur. Avec cette réalisation, Jiménez a inscrit son 46e but sous le maillot national, célébré comme un héros par tout un stade. El Tri se mettait définitivement à l’abri, gérant tranquillement la fin de rencontre face à une équipe sud-africaine résignée et en infériorité numérique.

Un troisième rouge pour boucler la soirée

Comme si la soirée n’avait pas été assez folle, un dernier rebondissement est survenu dans le temps additionnel. Cette fois, c’est le Mexique qui a vu l’un des siens expulsé. À la 90e+3, le défenseur Montes a écopé d’un carton rouge sévère sur un contre adverse.

Le classement Coupe du monde

Une décision discutable, le joueur sud-africain semblant s’écarter du but et n’étant pas le dernier défenseur. Mais à ce stade, cela n’avait plus aucune incidence sur le résultat. Cette troisième expulsion, après les deux subies par l’Afrique du Sud, a achevé de rendre cette fin de match décousue, où plus personne ne semblait savoir où se positionner.

Un Mexique séduisant et ambitieux

Au-delà du résultat, c’est la manière qui a marqué les esprits. L’équipe de Javier Aguirre a affiché une vraie identité de jeu, avec un pressing très haut et un quadrillage permanent du terrain. De quoi étouffer une Afrique du Sud incapable de ressortir proprement le ballon.

Le sélectionneur a également pu faire entrer le jeune Gilberto Mora, joyau du football mexicain âgé de seulement 17 ans, chaudement applaudi par le public. Pour sa 18e participation à une Coupe du monde, El Tri a envoyé un message. Le Mexique, qui n’a jamais dépassé les quarts de finale dans son histoire (en 1970 et 1986), rêve cette fois d’écrire une nouvelle page devant son public.

Un lancement réussi pour le pays hôte

Au fond, ce match d’ouverture a tenu ses promesses pour la nation organisatrice. Trois points, une prestation maîtrisée, un public en fusion et deux buteurs en forme : le Mexique ne pouvait rêver meilleur démarrage pour son Mondial.

Le programme TV coupe du monde

Pour l’Afrique du Sud, en revanche, ce retour en Coupe du monde après seize ans d’absence vire au cauchemar. Inoffensifs et indisciplinés, les Bafana Bafana devront vite se relever pour espérer exister dans cette compétition. La fête, elle, est bel et bien lancée. Et le Mexique a parfaitement joué son rôle de maître de cérémonie. Place désormais aux autres favoris d’entrer dans la danse, dans un tournoi qui promet déjà beaucoup.