L’enceinte marseillaise s’appellera désormais le CEPAC Vélodrome, du nom d’un partenaire historique du club depuis quarante ans.
Il va falloir réapprendre à nommer le temple du football marseillais. Après dix ans passés sous l’appellation Orange Vélodrome, le stade de l’OM change d’identité. Le club l’a officialisé ce jeudi : l’enceinte deviendra le CEPAC Vélodrome, du nom de la Caisse d’Épargne Provence Alpes Corse. Un contrat de naming signé pour au moins sept ans, qui scelle une alliance déjà ancienne. Et qui tombe à un moment charnière pour un club en pleine reconstruction. On vous explique tout sur ce changement.
Un contrat de sept ans
L’accord, annoncé dans un communiqué commun, court sur une durée de sept ans. Il prendra effet le 2 juillet 2026, pour s’étirer jusqu’en 2033, avec une possibilité de renouvellement.
Un petit geste, un grand changement : le nouvel habillage du stade, avec le célèbre écureuil rouge de la banque, devrait être en place pour la reprise du championnat en août. Les lettres « Orange » seront, elles, décrochées début juillet.
Un partenaire vieux de quarante ans
Le choix de la CEPAC n’a rien d’un hasard. La Caisse d’Épargne accompagne l’Olympique de Marseille depuis quarante ans, ce qui en fait l’un des partenaires les plus fidèles et anciens du club.
Pour Christine Fabresse, présidente du directoire de la banque, associer son nom au Vélodrome revient à affirmer un attachement indéfectible à Marseille, à son énergie et à son identité. Une dimension locale et affective largement mise en avant.
Un montant supérieur à celui d’Orange
Sur le plan financier, l’opération est une bonne nouvelle pour les caisses du club. Si le montant exact n’a pas été dévoilé, les deux parties confirment qu’il est supérieur à celui versé par Orange.
L’ancien contrat rapportait, selon les estimations, autour de 2,5 millions d’euros par an. Une rentrée d’argent bienvenue, alors que le club traverse une période délicate, marquée par un récent passage devant le gendarme financier.
Un clin d’œil du destin pour Stéphane Richard
Cette annonce a une saveur particulière pour le nouveau président de l’OM. Stéphane Richard, dont la prise de fonction officielle est fixée au 2 juillet, en a fait l’une de ses premières missions.
Savoureux détail : l’homme était lui-même PDG d’Orange lors de la signature du précédent contrat de naming. Le voilà donc à l’origine du remplacement de la marque qu’il dirigeait autrefois. Il décrit la CEPAC comme un partenaire évident et incontestable.
Un signal fort en pleine reconstruction
Au-delà du nom, le président y voit un message. Selon lui, l’absence de vide entre le départ d’Orange et l’arrivée d’un nouveau partenaire envoie un signal d’attractivité fort à toute la communauté olympienne.
Il l’a confié à L’Équipe : dans une phase de redressement, il est important d’avoir ses amis à côté de soi. Le maire de Marseille, Benoît Payan, s’est lui aussi réjoui de voir un partenaire local historique s’engager dans l’aventure.
Une première étape d’un grand chantier
Ce changement n’est qu’un élément d’un été bouillonnant à Marseille. Nouveau président, nouveau directeur sportif, futur entraîneur, et une grande partie de l’effectif à remodeler : l’OM fait peau neuve.
Reste à transformer cette dynamique extra-sportive en résultats sur le terrain. Le club retrouvera bientôt la compétition, à suivre via le calendrier de Ligue 1. Une chose est sûre : pour beaucoup de supporters, ce sera toujours, simplement, « le Vélodrome ».