Le gendarme financier a tranché pour les deux derniers clubs en attente, avec des restrictions à la clé pour Lyon comme pour Marseille.
Le suspense est levé. Après plusieurs jours d’attente, la DNCG a rendu ce vendredi son verdict pour l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille, les deux derniers clubs de Ligue 1 encore suspendus à une décision. Et si aucun n’est rétrogradé, tous deux devront composer avec un encadrement de leur masse salariale. Une manière, pour le gendarme financier, de garder un œil sur des finances encore fragiles. Le point sur ces décisions qui pèseront lourd sur le mercato estival des deux clubs.
L’OL encadré après le rachat par Kang
Pour Lyon, la décision était particulièrement attendue. Le club vient de connaître un changement de contrôle majeur, avec l’arrivée de Michele Kang à sa tête, validée par les instances.
Un petit geste, un grand changement : la DNCG a prononcé un encadrement de la masse salariale, calé sur le budget de reprise présenté par la nouvelle actionnaire. Une mesure logique, dans la continuité de l’accord de rachat qui change tout pour l’OL.
Une sanction mesurée pour Lyon
Pour les supporters rhodaniens, ce verdict ressemble à un soulagement. L’an dernier, sous l’ère Textor, le club avait frôlé la rétrogradation administrative en Ligue 2.
Cette fois, l’encadrement de la seule masse salariale, sans restriction sur les transferts, témoigne d’un assainissement en cours. Le projet porté par Michele Kang semble avoir rassuré l’instance, qui accompagne le redressement plutôt que de le sanctionner durement.
L’OM frappé plus durement
Du côté de Marseille, la note est plus salée. Après un sursis à statuer le 23 juin, le club phocéen connaît désormais sa sanction définitive.
La DNCG a prononcé un encadrement de la masse salariale, mais aussi des indemnités de mutations. Concrètement, l’OM voit sa marge de manœuvre limitée à la fois sur les salaires et sur les montants des transferts, ce qui complique nettement la construction de son effectif.
Un contexte déjà tendu pour Marseille
Cette décision s’ajoute à une séquence financière compliquée pour le club. Quelques jours plus tôt, l’UEFA avait déjà sanctionné l’OM, et le sursis prononcé laissait planer le doute.
Le verdict de ce vendredi confirme la nécessité, pour le club, de vendre avant d’acheter, comme l’annonçait le premier passage devant la commission. Le mercato marseillais s’annonce donc sous haute surveillance.
Clermont, lui, s’en sort
En Ligue 2, une autre décision méritait l’attention. Clermont Foot, également concerné par un changement de contrôle, a passé l’épreuve sans encombre.
Aucune mesure n’a été prise à l’encontre du club auvergnat. Une bonne nouvelle qui lui permet d’aborder la nouvelle saison sans contrainte particulière, là où ses homologues de l’élite devront se serrer la ceinture.
Un mercato sous contraintes
Au final, ces décisions dessinent un été délicat pour les deux Olympique. Lyon comme Marseille devront recruter intelligemment, en composant avec des limites strictes imposées par le gendarme financier.
Reste à voir comment les deux clubs s’adapteront sur le marché des transferts. Les premiers rendez-vous de la saison, à découvrir dans le calendrier de Ligue 1, diront si ces contraintes auront pesé sur leurs ambitions. Une chose est sûre : la prudence sera de mise des deux côtés.