Avant le seizième de finale face à la France, l’attaquant d’Arsenal assume le rôle d’outsider mais y voit une chance de créer l’exploit.
La Suède débarque sans complexe. À la veille de son seizième de finale face à la France, mardi soir, la sélection scandinave refuse de jouer les victimes. Et c’est son leader offensif, Viktor Gyökeres, qui a donné le ton. Conscient de la force des Bleus, l’attaquant d’Arsenal n’en croit pas moins aux chances de son équipe de renverser l’un des favoris du tournoi. Une sortie pleine de confiance, qui promet un match disputé. Décryptage de l’état d’esprit suédois avant ce choc 100 % européen.
Un discours de conquérant
Face à la presse, Gyökeres n’a pas caché ses ambitions. Pour lui, la clé réside d’abord dans le mental et la confiance collective.
Un petit geste, un grand changement : « Je pense que nous devons croire en nous-mêmes. On a vu dans beaucoup de matchs de ce tournoi qu’on peut gagner sans être le favori », a-t-il lancé. Avant d’ajouter : « Nous avons beau être l’outsider, nous croyons en nous. »
La recette pour faire tomber les Bleus
Le buteur suédois est toutefois lucide sur l’ampleur de la tâche. Battre la France exigera une prestation quasi parfaite de la part de son équipe.
« Il faudra être à notre meilleur niveau, il faut que notre organisation défensive soit presque parfaite », a-t-il analysé. Avant d’insister sur l’efficacité : il faudra « convertir les occasions que nous aurons ». Un plan clair, fondé sur la rigueur et le réalisme.
Une Suède très irrégulière
Reste que le parcours suédois invite à la prudence. Dans ce tournoi, les Scandinaves ont soufflé le chaud et le froid.
Après une démonstration contre la Tunisie (5-1), ils ont sombré face aux Pays-Bas (1-5), avant d’arracher un nul contre le Japon (1-1). Un visage en dents de scie, qui rend difficile toute prévision sur leur niveau réel face aux Bleus.
Un trio offensif redoutable
Mais la Suède possède un atout majeur : son attaque. Aux côtés de Gyökeres, on retrouve Alexander Isak et Anthony Elanga, eux aussi évoluant en Premier League.
Ce trio, dont la valeur dépasse les 300 millions d’euros, constitue la principale menace pour la défense française. De quoi justifier la méfiance affichée côté tricolore, à l’image de la sortie de Zlatan Ibrahimović.
Les Bleus prévenus
Du côté français, on connaît la dangerosité de l’adversaire. Didier Deschamps, de retour sur le banc, devra trouver les bons ajustements pour neutraliser cette attaque.
La composition tricolore fait d’ailleurs débat, notamment sur le flanc gauche, comme le détaille notre point sur la compo des Bleus de Deschamps. Les Français savent qu’un excès de confiance pourrait leur coûter cher.
Un duel à ne pas prendre à la légère
Au final, ce France-Suède s’annonce plus piégeux qu’il n’y paraît. L’histoire récente a montré que les matchs couperets ne pardonnent aucun relâchement.
Les Bleus partent largement favoris, mais devront répondre présents face à une Suède galvanisée par son statut d’outsider. Rendez-vous mardi soir à New York pour ce premier test à élimination directe, à retrouver dans le calendrier de la compétition.