DNCG : deux clubs exclus et un rétrogradé, la journée noire du 30 juin pour le football français

Gabriel Gromellon

30 juin 2026 19h32

Ajouter comme source préférée sur Google
DNCG : deux clubs exclus et un rétrogradé, la journée noire du 30 juin pour le football français

Crédit Photo - IconSport

Au-delà du cas retentissant des Girondins de Bordeaux, le gendarme financier a frappé fort en sanctionnant trois clubs.

La journée du 30 juin restera comme l’une des plus sévères de la saison pour la DNCG. Lors de sa réunion, la commission a passé au crible la situation de nombreux clubs, et plusieurs en sont ressortis lourdement sanctionnés. Entre deux exclusions des compétitions nationales et une rétrogradation administrative, le gendarme financier a rappelé son intransigeance. Si le cas des Girondins de Bordeaux a éclipsé les autres, d’autres clubs ont aussi vu leur avenir basculer. Tour d’horizon des décisions qui font mal.

Bordeaux, la sanction la plus retentissante

C’est évidemment le verdict qui a fait le plus de bruit. Le FC Girondins de Bordeaux, six fois champion de France, a été exclu de toutes les compétitions nationales.

Un petit geste, un grand changement : faute d’avoir présenté les 9 millions d’euros exigés, le club risque de repartir en sixième division. Une chute vertigineuse, détaillée dans notre article sur ce coup de massue pour Bordeaux. Le club a fait appel.

Dijon, l’autre club exclu

Mais Bordeaux n’est pas le seul à avoir été frappé par cette sanction extrême. Une autre formation a connu le même sort, dans le football féminin.

La section féminine du Dijon FCO, pensionnaire de l’Arkema Première Ligue, l’élite, a elle aussi été exclue des compétitions nationales. Une décision qui ne surprend qu’à moitié, la direction du club ayant exprimé sa volonté de se séparer de son équipe féminine faute de budget dès le printemps.

Nantes Métropole Futsal rétrogradé

La troisième sanction lourde concerne le Futsal. Là encore, c’est une décision sportivement douloureuse qui a été prononcée.

Nantes Métropole Futsal, qui évoluait en première division, écope d’une rétrogradation administrative en D2 Futsal. Le club devra donc redémarrer un échelon plus bas, malgré son statut, en raison de garanties financières jugées insuffisantes.

De nombreux clubs sous surveillance

Au-delà de ces trois sanctions, la commission a placé plusieurs clubs sous contrôle. Un encadrement de la masse salariale a été imposé à toute une série de formations.

Sont notamment concernés Bourges FC, Goal FC, Angoulême ou encore l’ASC Biesheim en National 2. Une mesure de prudence, moins sévère, qui permet de jouer tout en limitant les dépenses, dans la lignée des verdicts rendus plus tôt pour l’OL et l’OM.

Une bonne nouvelle pour Lyon La Duchère

Toutes les décisions du jour n’étaient cependant pas négatives. Au milieu de ces sanctions, une formation a reçu une excellente nouvelle.

Lyon La Duchère s’est vu accorder son autorisation d’accession en National 1, assortie d’un encadrement de sa masse salariale. Une belle récompense pour le club rhodanien, qui valide ainsi sa montée à l’échelon supérieur.

Des clubs encore dans l’attente

Enfin, plusieurs clubs doivent encore patienter. Leur sort dépend d’une décision administrative à venir.

Des formations comme Rouen, Quevilly Rouen Métropole, Caen, Bastia ou Amiens ont vu leur budget validé, mais sous réserve de confirmation de l’octroi du statut professionnel par le Comité Exécutif de la FFF. Leur avenir se précisera donc dans les prochains jours.

La rigueur financière, toujours de mise

Au final, ce relevé de décisions illustre la fermeté constante du gendarme financier. À tous les niveaux, du football professionnel à l’amateur, l’équilibre des comptes reste scruté de près.

Pour les clubs sanctionnés, l’heure est désormais aux recours et aux solutions d’urgence. Pendant ce temps, les autres préparent sereinement la reprise, dont les dates figurent au calendrier de Ligue 1. La survie financière, elle, reste le premier des combats.