Avant d’affronter les Lions de l’Atlas, le sélectionneur du Canada s’appuie sur le soutien inattendu de l’immense Wayne Gretzky.
On imaginait mal une icône du hockey sur glace peser sur un huitième de finale de Coupe du monde de football. Et pourtant. À la veille du choc entre le Canada et le Maroc, le sélectionneur canadien Jesse Marsch a livré une anecdote savoureuse. Tout en affichant un immense respect, presque une crainte, envers son adversaire, il a révélé recevoir chaque jour les encouragements d’une véritable légende du sport nord-américain. De quoi donner un supplément d’âme à un duel déjà alléchant. Récit.
Le Maroc, cet adversaire qui fait peur
Le technicien américain n’a pas cherché à cacher son admiration. Bien au contraire, il a dressé un portrait presque intimidant des Lions de l’Atlas.
Un petit geste, un grand changement : « Préparer un match contre le Maroc, c’est comme vivre un horrible cauchemar. Je n’ai même pas envie de les regarder jouer, ils sont trop forts », a-t-il lancé en conférence de presse. Un hommage appuyé au champion d’Afrique, auréolé de son exploit face aux Pays-Bas.
L’atout fraîcheur des Canadiens
Malgré ce respect affiché, Marsch refuse de renoncer. Le sélectionneur a identifié un point faible potentiel chez son adversaire, qu’il compte exploiter.
« On sait que le Maroc a joué 120 minutes. C’est un avantage qu’on peut avoir, être plus frais et plus en forme », a-t-il analysé. Une allusion au parcours éreintant des Marocains, qui ont dû disputer une prolongation et une séance de tirs au but au tour précédent, comme le rappelle la victoire arrachée face aux Pays-Bas.
Le coup de pouce de Gretzky
Mais le passage le plus surprenant de sa prise de parole concerne un autre sport. Marsch a révélé un soutien de poids, venu du monde du hockey.
« Wayne Gretzky m’envoie des messages au quotidien. Il supporte l’équipe, il me dit « je ne connais pas assez le football, mais est-ce qu’on a une chance ? » », a raconté le sélectionneur. Une confidence touchante, impliquant celui que beaucoup considèrent comme le plus grand joueur de hockey de l’histoire.
Un message de confiance assumé
À cette question de la légende, Marsch a offert une réponse pleine d’ambition. Il n’est pas question, pour lui, de se présenter en victime.
« Je lui réponds « oui, on a une chance, et on va la saisir ! » », a-t-il conclu. Le sélectionneur assume le statut d’outsider, y voyant même une opportunité. Son objectif est clair : pousser ses joueurs à réaliser le match de leur vie pour créer l’exploit.
Un huitième historique pour le Canada
Ce duel représente déjà une réussite immense pour le pays organisateur. Le Canada n’avait jamais atteint ce stade de la compétition auparavant.
Portés par leur public, les Canucks veulent surfer sur cette dynamique après leur qualification décrochée face à l’Afrique du Sud, une première racontée dans notre article sur cette page d’histoire. L’occasion est belle de continuer à rêver.
Un rendez-vous à ne pas manquer
Le rendez-vous est pris pour samedi, à Houston, entre deux équipes qui abordent la rencontre avec des états d’esprit différents. Le Maroc en favori, le Canada en challenger décomplexé.
Entre la puissance des Lions de l’Atlas et la fougue du pays-hôte soutenu par ses légendes, le spectacle promet d’être total. Le programme complet des huitièmes est à retrouver dans le calendrier de la compétition.