Malgré la détermination affichée du président du Real Madrid, le club bavarois répète que sa pépite française n’est pas à vendre.
On ne s’en doute pas toujours, mais un simple mercato peut virer au duel d’ego entre présidents. C’est exactement ce qui se joue autour de Michael Olise. D’un côté, un Florentino Pérez obnubilé par l’ailier des Bleus, prêt à tout pour l’attirer au Real Madrid. De l’autre, un Bayern Munich qui ne compte pas céder d’un pouce. Entre punchlines glissées en coulisses et démentis officiels, le feuilleton s’emballe. Plongée dans un bras de fer qui agite déjà tout le continent.
L’obsession Pérez
Le président madrilène ne s’en cache plus vraiment. Séduit par les performances d’Olise, éblouissant avec le Bayern comme avec l’équipe de France, il en aurait fait une priorité absolue.
Un petit geste, un grand changement : selon l’animateur espagnol Josep Pedrerol, Pérez aurait même glissé une phrase pleine d’assurance à son homologue bavarois Herbert Hainer, lors d’un événement au Bernabéu. Il lui aurait lancé, à propos d’Olise : « Au final, tu vas devoir me le vendre. » Une punchline à prendre avec prudence, car rapportée par une seule source.
Le Bayern ne bougera pas
Face à cette pression, la réponse munichoise est limpide. Le président Herbert Hainer a fermé la porte à double tour, à plusieurs reprises et sans ambiguïté.
« Si Pérez a une offre en tête, il peut s’épargner cette peine, car nous ne voulons pas vendre Michael », a-t-il martelé dans la presse allemande. Sous contrat jusqu’en 2029, l’ailier de 24 ans est considéré comme intransférable, comme le rappelait déjà cette sortie ferme du dirigeant bavarois.
Une cote qui s’envole
Si les deux clubs s’agitent autant, c’est que le joueur a changé de dimension. Michael Olise sort d’une saison XXL, ponctuée de 22 buts et de nombreuses passes décisives sous le maillot du Bayern.
Son Mondial confirme la tendance, avec cinq offrandes délivrées depuis le début du tournoi. Une réussite qui lui vaut des comparaisons flatteuses, à l’image de celle de Patrick Vieira, qui lui trouve un potentiel à la Zidane. Sa valeur, elle, atteint désormais des sommets.
Un démenti pour calmer le jeu
Preuve de la sensibilité du dossier, le Real Madrid lui-même a tenu à éteindre l’incendie. Le club merengue a diffusé un communiqué officiel démentant tout contact avec le joueur ou son entourage.
Une démarche destinée à préserver les excellentes relations entre les deux institutions, agacées par des rumeurs évoquant une offre potentiellement record. Officiellement, donc, aucune négociation n’est en cours entre les deux géants.
Un feuilleton loin d’être clos
Alors, qui aura le dernier mot dans ce duel de titans ? Pour l’instant, l’avantage est clairement au Bayern, qui prévoit même de prolonger et revaloriser son joyau.
Mais on connaît la ténacité de Florentino Pérez, historiquement friand des révélations de Coupe du monde. Olise, lui, reste concentré sur son tournoi avec les Bleus, à suivre via le calendrier de la compétition. La bataille pour sa signature ne fait, elle, sans doute que débuter.