Un avertissement reçu dans les dernières secondes face au Paraguay pourrait priver la France de son meilleur passeur en cas de demi-finale.
Le geste a duré une seconde, mais ses conséquences pourraient peser lourd. On ne s’en doute pas toujours, mais un simple carton jaune, reçu dans le temps additionnel d’un huitième de finale, peut bouleverser tout un parcours en Coupe du monde. C’est la situation dans laquelle se retrouve Michael Olise, averti à la 97e minute face au Paraguay pour une altercation avec Matias Galarza. La Fédération française de football étudierait la possibilité de contester cet avertissement. Un dossier discret, mais aux enjeux bien réels pour les Bleus.
Une provocation, une chute, un carton contesté
Un petit geste, un grand changement : ce soir-là, un doigt posé sur la bouche a suffi à déclencher toute une polémique.
Reprenons la scène. Dans les arrêts de jeu d’un match tendu, Olise perd le ballon et commet une légère faute sur Galarza. Le Paraguayen amplifie largement le contact et s’effondre. À peine relevé, il vient bousculer le Français.
Piqué au vif, Olise lui adresse alors un « chut », doigt sur la bouche. Les images le montrent : à aucun moment il ne porte de coup. Galarza retombe pourtant au sol, mains au visage. L’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev sort le carton jaune, jugé sévère par de nombreux observateurs.
C’est ce déséquilibre, entre une provocation légère et une sanction lourde, que la FFF voudrait porter devant la FIFA, selon L’Équipe. Et quand on voit le carton rouge annulé de Balogun, il y aurait justice à voir ce jaune retiré.
Ce que dit vraiment le règlement
La démarche n’aurait rien d’automatique. Le Code disciplinaire de la FIFA prévoit, dans son chapitre 68, la possibilité d’annuler un avertissement n’ayant pas entraîné d’exclusion ni de suspension. La commission peut agir de sa propre initiative ou sur demande justifiée d’une fédération.
Mais l’instance précise qu’elle doit tenir compte de l’égalité de traitement entre les participants. Autrement dit, une réclamation devrait être solidement argumentée pour aboutir. À l’heure actuelle, aucune requête officielle n’aurait encore été transmise.
Et Olise n’est pas seul concerné. Selon L’Équipe, Bradley Barcola et Manu Koné, eux aussi avertis face au Paraguay, seraient dans la même situation : un nouveau carton en quart les priverait d’une éventuelle demi-finale.
Reste une porte de sortie simple. Si ces joueurs passent le quart sans avertissement, les compteurs de cartons jaunes seraient de toute façon remis à zéro. La menace disparaîtrait alors d’elle-même. L’arbitrage de ce huitième a d’ailleurs largement fait débat.
Un casse-tête avant un quart brûlant
L’enjeu est de taille. Meilleur passeur du tournoi avec cinq offrandes, le joueur du Bayern Munich s’est imposé comme le maître à jouer de Didier Deschamps. Le perdre pour un match couperet serait un vrai handicap.
Rendez-vous est pris jeudi 9 juillet à 22 heures, à Boston, pour un quart de finale face au Maroc qui rappelle la demi-finale de 2022. Les Bleus devront y mettre l’intensité nécessaire sans tomber dans le piège disciplinaire. Tout savoir sur la qualification française se trouve ici.
Un carton jaune, trois joueurs sous surveillance, et une fédération qui pèse ses options : la route vers le dernier carré se joue aussi loin des projecteurs. À la France, désormais, de garder son sang-froid.