Un éclair de Merino dans la dernière minute : l’Espagne élimine le Portugal et referme le livre Cristiano Ronaldo

Gabriel Gromellon

6 juillet 2026 23h05

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Un éclair de Merino dans la dernière minute : l’Espagne élimine le Portugal et referme le livre Cristiano Ronaldo

Crédit Photo - IconSport

Dans un choc verrouillé jusqu’au bout, la Roja a fait tomber la Seleçao d’un but à la 90e, offrant peut-être ses adieux au Mondial à Cristiano Ronaldo.

Imaginez deux voisins, deux favoris, réunis pour un duel qui aurait pu être une finale, dès les huitièmes. On ne s’y attendait pas forcément, mais ce Portugal-Espagne n’a pas offert le festival annoncé. Pendant quatre-vingt-dix minutes, les deux nations se sont neutralisées, sans oser prendre de risque. Puis, à l’instant où l’on croyait la prolongation inévitable, un joueur a tout fait basculer. Un éclair. Et le rêve mondialiste de Cristiano Ronaldo qui s’éteint, peut-être pour toujours.

Un match de tranchées, dénoué d’un coup

Un petit geste, un grand changement : quelques secondes d’inattention ont suffi à sceller le sort de tout un match.

Longtemps, ce derby ibérique a ressemblé à une partie d’échecs. Deux blocs solides, des gardiens étincelants, et très peu d’espaces. Diogo Costa a multiplié les parades, Unai Simon a répondu présent. La meilleure occasion portugaise ? Une barre transversale trouvée en première période.

Il a fallu attendre la toute dernière minute du temps réglementaire. Sur une récupération espagnole, Ferran Torres lance Mikel Merino dans la surface. L’ancien de la Real Sociedad frappe à ras de terre au premier poteau et fusille Costa. 1-0.

Détail savoureux : les deux hommes de l’action, Torres et Merino, venaient tout juste d’entrer en jeu. Le banc espagnol a fait la différence.

Le tournant Nuno Mendes

Pour comprendre ce dénouement, il faut revenir à la 53e minute. Jusque-là, un homme tenait Lamine Yamal en respect : Nuno Mendes. Le latéral portugais, impérial, avait quasiment fait disparaître le prodige espagnol du match.

Mais une accélération de trop laisse des traces. Touché à la cuisse, Nuno Mendes doit céder sa place à Nelson Semedo, sous une belle ovation. Un vrai coup dur pour le Portugal.

À partir de là, Yamal a retrouvé de l’air. La défense portugaise, un temps si sûre, a commencé à reculer. Les chiffres racontent la domination espagnole : 1,17 but attendu pour la Roja, contre seulement 0,40 pour la Seleçao. Le Portugal avait pourtant impressionné au tour précédent face à la Croatie.

Ronaldo, la fin d’une ère ?

Au coup de sifflet final, les images de Cristiano Ronaldo ont fait le tour du monde. À 41 ans, le capitaine portugais disputait sans doute son dernier match de Coupe du monde, lui qui en a connu six.

Interrogé la veille, la star n’avait rien voulu lâcher. « J’arrêterai quand je le déciderai, pas quand vous le déciderez », avait-il asséné. Recordman mondial avec 146 buts en sélection, il quitte pourtant le tournoi par la petite porte, muselé toute la soirée.

L’Espagne, elle, file en quarts et confirme son statut de prétendante au titre. Elle y affrontera le vainqueur du duel entre les États-Unis et la Belgique. Le tableau des quarts se dessine peu à peu.

Un match fermé, une étincelle, et le passage de témoin entre deux générations. Yamal avance, Ronaldo s’efface. Et si cette nuit de Dallas avait marqué, sans bruit, la fin d’une légende ?