20 ans après, Materazzi lâche ses vérités sur le Coup de boule de Zidane

Gabriel Gromellon

10 juillet 2026 10h00

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20 ans après, Materazzi lâche ses vérités sur le Coup de boule de Zidane

Crédit Photo - IconSport

Deux décennies après le sacre de l’Italie, le défenseur revient sans filtre sur son duel avec Zidane et avoue sa part de malice.

Certaines images ne s’effacent jamais. Vingt ans après la finale du Mondial 2006, le coup de tête de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi reste gravé dans toutes les mémoires. À l’occasion de cet anniversaire, l’Italien s’est confié longuement à L’Équipe. Entre provocation assumée, admiration pour son rival et aveux sur sa fameuse chute, le champion du monde livre un témoignage brut. Retour sur les confidences d’un homme qui n’a rien oublié de cette soirée de Berlin.

Un provocateur assumé

Vingt ans plus tard, Materazzi ne renie rien de son style de jeu. Le défenseur revendique même son côté rugueux et irritant pour les attaquants adverses.

Un petit geste, un grand changement : il assume volontiers avoir été « un salopard sur le terrain », tout en resituant les faits dans le cadre d’un duel psychologique. « C’est le foot, pas le Far West », résume-t-il, comparant ses joutes verbales au trash-talking d’un Michael Jordan.

Un hommage à l’audace de Zidane

Malgré leur rivalité, l’Italien conserve une réelle admiration pour son adversaire. Il salue notamment le culot du Français sur son penalty en début de match.

Zidane avait alors osé une panenka, tout en finesse, pour ouvrir le score. « C’est synonyme de personnalité, il a eu une grosse paire… », lance Materazzi, admiratif. Il avoue même « regretter de ne pas en avoir tenté une lui aussi » lors de la séance de tirs au but qui a sacré l’Italie.

L’aveu sur le coup de tête

Vient ensuite le moment fatidique de la 110e minute. Materazzi reconnaît avoir été totalement surpris par la réaction du capitaine français.

« Le fait de ne pas m’attendre à son coup de boule a été un avantage. Si je l’avais senti, j’aurais fait un geste de la main pour le repousser, et l’arbitre nous aurait sans doute expulsés tous les deux », analyse-t-il aujourd’hui. Un impact qu’il juge suffisamment fort pour avoir « pu créer des dégâts physiques ».

La stratégie du sol assumée

Le plus surprenant reste sa confession sur son attitude une fois au sol. L’Italien avoue une part de calcul dans sa manière de rester à terre.

« Quand je suis à terre, j’attends qu’il se fasse expulser. Et je vais être sincère : je ne me serais pas relevé tant que ça n’aurait pas été le cas », lâche-t-il. Une franchise désarmante qui en dit long sur l’état d’esprit qui l’animait dans ce match décisif.

Une main tendue jamais saisie

Au-delà de la polémique, Materazzi exprime une forme de regret. Il aurait aimé tourner la page avec Zidane après la rencontre.

« Je ne suis pas un saint, mais Zidane non plus », rappelle-t-il, estimant que le Français a « probablement perdu une occasion » de faire la paix. Cet épisode reste unique dans l’histoire des Bleus, très loin de l’actuelle génération qui vient de filer en demi-finale.

Zidane, une légende toujours présente

Deux décennies plus tard, l’aura de Zinedine Zidane n’a pas faibli. Son nom continue de faire l’actualité du football français, sous d’autres formes.

Loin des terrains de la Coupe du monde, à suivre via le calendrier de la compétition, l’ancien meneur de jeu fait toujours parler en attendant sa nomination au poste de sélectionneur de l’Equipe de France. Avec trois étoiles sur le maillot ?