Le sélectionneur belge n’a pas digéré une action non sanctionnée dans la surface espagnole, mais les experts lui donnent tort sur le fond.
La frustration est immense côté belge. Éliminés par l’Espagne en quart de finale (2-1), les Diables Rouges estiment avoir été lésés sur une action décisive. En conférence de presse, Rudi Garcia est revenu sur une main de Rodri dans la surface, restée impunie. Une décision qui, selon lui, a pesé sur le sort de la rencontre. Mais les spécialistes de l’arbitrage, eux, valident le choix de l’arbitre anglais Michael Oliver.
L’action qui fait grincer des dents
Tout se joue alors que le score est de 1-1. Sur une tête d’Aymeric Laporte, le ballon rebondit et vient toucher le bras de Rodri, à l’intérieur de la surface espagnole.
Les joueurs belges encerclent immédiatement Michael Oliver, réclamant un penalty. Mais l’arbitre laisse jouer, et la VAR ne l’invite pas à revoir l’action sur son écran.
Une décision qui a mis le feu au camp belge, persuadé d’avoir été privé d’une occasion en or de prendre l’avantage. L’Espagne l’a finalement emporté dans les dernières minutes.
Garcia ne décolère pas
En conférence de presse, le sélectionneur français n’a pas caché son incompréhension. « L’arbitre Michael Oliver n’a pas vu le coup porté par Rodri. Et pourquoi le VAR n’est-il pas intervenu ? Rien n’a joué en notre faveur », a-t-il lâché.
Il a enfoncé le clou un peu plus tard. « Il y a une main flagrante de Rodri dans le rectangle. À quoi sert le VAR ? C’est l’éternel problème avec les mains », a-t-il regretté, sans vouloir en dire davantage.
Garcia a aussi rappelé la série de coups durs subis par son équipe : le forfait de Tielemans à l’échauffement, la sortie de Courtois, puis celle, non prévue, de De Bruyne. Tout en reconnaissant les torts belges : « Nous avons fait trop de cadeaux. »
Malgré tout, le technicien a salué la prestation de ses joueurs. « Nous avons regardé l’Espagne dans les yeux », a-t-il insisté.
Pourquoi l’arbitre avait raison
Sur le plan réglementaire, pourtant, la décision d’Oliver tient la route. L’ancien arbitre de Premier League Graham Scott a estimé que le corps arbitral avait parfaitement géré la situation.
Selon la Loi 12 de l’IFAB, plusieurs critères entrent en jeu : la distance, le temps de réaction, et surtout la question de savoir si le bras augmente anormalement le volume du corps. Or, le ballon a rebondi sur un coéquipier à très courte distance de Rodri.
Le milieu espagnol n’avait donc quasiment aucun temps de réaction, et son geste a été jugé naturel dans une situation chaotique. Une lecture qui invalide la thèse du penalty oublié. Garcia est par ailleurs sous le feu des critiques pour ses choix de gardien.
Pour le sélectionneur, la sortie pourrait coûter cher. Son contrat expire à l’issue de ce Mondial, et son évaluation est attendue avant le 31 juillet. La tendance, elle, penche vers un départ.