« L’arbitre préféré de Messi » : la presse anglaise s’étrangle devant le choix de la FIFA pour la demi-finale

Gabriel Gromellon

14 juillet 2026 17h00

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« L’arbitre préféré de Messi » : la presse anglaise s’étrangle devant le choix de la FIFA pour la demi-finale

Crédit Photo - IconSport

Premier Américain à diriger une demi-finale de Coupe du monde, Ismail Elfath traîne un passé avec Lionel Messi qui fait grincer des dents outre-Manche.

La FIFA n’en a pas fini avec les polémiques d’arbitrage. En confiant la demi-finale entre l’Argentine et l’Angleterre à l’Américain Ismail Elfath, l’instance a déclenché une vague de colère dans la presse britannique. En cause : les liens répétés de cet officiel avec Lionel Messi, croisé à de multiples reprises en Major League Soccer. Une désignation historique pour l’arbitrage américain, mais accueillie avec une méfiance glaciale à Londres. Explications.

Un choix historique pour l’arbitrage américain

Sur le papier, la nomination a de quoi séduire. À 44 ans, Ismail Elfath devient le premier arbitre américain à diriger une demi-finale de Coupe du monde masculine. Une consécration.

Né à Casablanca, arrivé aux États-Unis à 18 ans grâce à la loterie des visas, il officie en MLS depuis 2012 et a été élu meilleur arbitre du championnat à deux reprises. Arbitre FIFA depuis 2016, il dispute son deuxième Mondial après le Qatar.

Dans ce tournoi, il a déjà dirigé trois rencontres, dont le huitième entre le Brésil et la Norvège. Il sera assisté de deux compatriotes, avec l’Italien Maurizio Mariani comme quatrième arbitre. La FIFA avait déjà surpris avec sa désignation pour France-Espagne.

Le passé qui dérange les Anglais

Mais en Angleterre, personne ne retient la belle histoire. Le Daily Mail a résumé le sentiment général d’une formule assassine : « l’arbitre préféré de Messi ».

Les médias britanniques ont exhumé son passé. The Sun rappelle qu’Elfath était quatrième arbitre lors de la finale du Mondial 2022, remportée par l’Argentine. Un souvenir doux pour la Pulga.

Surtout, depuis l’arrivée de Messi à l’Inter Miami, les deux hommes se sont croisés à plusieurs reprises. L’Américain était au sifflet lors de la victoire en Leagues Cup un mois après ses débuts, ainsi que sur trois succès en championnat où l’Argentin a marqué.

« L’arbitre confirmé, le souhait de l’Argentine accordé », a ironisé le Daily Mirror, résumant la théorie qui circule outre-Manche.

Un climat déjà chargé autour de l’Argentine

Il faut dire que le terrain était favorable à ce genre de soupçons. Depuis le début du tournoi, l’Albiceleste traîne une réputation de bénéficier de décisions favorables.

L’Égypte a déposé une plainte après son élimination, la Suisse a hurlé au scandale après l’expulsion de Breel Embolo, et Lionel Scaloni a lui-même reconnu que « la chance a été de notre côté ». Le rouge infligé à Embolo continue de faire polémique.

Aucun élément ne permet évidemment d’affirmer qu’Elfath favorisera l’Argentine. Son bilan dans ce Mondial reste solide, même si les médias espagnols le décrivent comme un arbitre « polémique ».

Une certitude toutefois : cette désignation l’écarte de la finale, la FIFA ne confiant jamais l’ultime match à un arbitre ayant déjà officié en demie. Rendez-vous mercredi 15 juillet à 21 heures, à Atlanta, sous très haute surveillance.