Le Telegraph a répertorié chaque geste litigieux des joueurs argentins lors de la demi-finale, pointant une maîtrise assumée des provocations.
Dix-neuf secondes. C’est le temps qu’il a fallu, selon le Telegraph, pour voir le premier geste litigieux de la demi-finale entre l’Angleterre et l’Argentine. Battus 2-1 par l’Albiceleste, les Anglais ont d’abord tourné leur colère vers Thomas Tuchel. Mais ils n’ont pas épargné leurs adversaires. Le quotidien britannique a méticuleusement recensé trente et un coups bas de la part des joueurs de Lionel Scaloni, dans une rencontre où la tension a souvent pris le pas sur le jeu.
Un décompte minute par minute
Le Telegraph n’a rien laissé passer. Le journal fait démarrer sa liste dès la 19e seconde, avec un tacle appuyé d’Alexis Mac Allister sur Elliot Anderson, à peine le coup d’envoi donné.
Suivent une accumulation de fautes tardives, d’accrochages loin du ballon et de provocations. Le média cite notamment une bousculade de Leandro Paredes dans le dos de Jude Bellingham, qui a mis le feu aux poudres entre les deux bancs.
Pour le quotidien, ces gestes relèvent d’une stratégie assumée : empêcher l’Angleterre de développer son jeu en la faisant entrer dans un registre de combat. Une réputation d’experts des provocations que l’Argentine traîne depuis longtemps.
Une cible : Harry Kane
Parmi les faits relevés, le Telegraph insiste sur une intention précise. Selon lui, les Argentins auraient cherché à faire expulser le capitaine anglais Harry Kane, en multipliant les provocations à son encontre.
Cette lecture s’inscrit dans un climat déjà électrique. Après la rencontre, des joueurs argentins avaient déployé une banderole revendiquant la souveraineté sur les Malouines, un geste qui a valu à l’Albiceleste une procédure de la FIFA.
La rivalité entre les deux nations, nourrie par l’histoire autant que par le football, a donc trouvé un nouveau chapitre sur la pelouse d’Atlanta.
Une lecture à nuancer
Ce décompte, aussi précis soit-il, reste celui d’un média du camp perdant. Il traduit la frustration anglaise autant qu’il décrit des faits de jeu.
Car l’Angleterre n’a pas été exempte de reproches. Elliot Anderson a écopé du premier carton jaune du match pour une faute sur Lionel Messi, et les Three Lions ont eux aussi multiplié les duels rugueux dans un match tendu des deux côtés.
Sur le terrain, le résultat n’a d’ailleurs pas été contesté. L’Argentine s’est qualifiée pour la finale grâce à deux buts tardifs, pendant que l’Angleterre s’enfonçait dans les critiques visant les choix tactiques de Thomas Tuchel. Les Three Lions affronteront la France samedi pour la troisième place.