La Ligue de Nouvelle-Aquitaine a placé le sextuple champion de France en sixième division, alors que le club se bat encore devant les instances pour survivre.
Voir le nom des Girondins de Bordeaux dans une poule de Régional 1 a de quoi surprendre. La Ligue de Nouvelle-Aquitaine a dévoilé les calendriers de sa sixième division 2026-2027, et le sextuple champion de France y figure bel et bien, dans le groupe B. Un symbole cruel pour un club qui évoluait encore en Ligue 1 il y a quatre ans. Mais rien n’est définitivement joué : Bordeaux se battait encore cette semaine devant les instances pour tenter d’échapper à cette relégation administrative.
Un calendrier régional pour un géant déchu
Le programme, encore provisoire, est déjà connu. Selon les éléments dévoilés, les Girondins débuteraient leur saison le samedi 29 août à Saint-Médard-en-Jalles, avant de recevoir le SA Mérignac la semaine suivante.
Des adversaires girondins, des déplacements courts, une affluence sans commune mesure avec le passé : le contraste est saisissant pour une équipe habituée aux stades de l’élite. Le club au scapulaire découvrirait un tout autre quotidien.
Cette rétrogradation découle de l’exclusion des championnats nationaux prononcée par la commission d’appel de la DNCG. Un mécanisme déjà observé pour d’autres clubs, comme lors des exclusions qui ont secoué le football amateur ce printemps.
Un ultime recours devant le CNOSF
Tout n’est pourtant pas figé. Le club s’est tourné vers le Comité national olympique et sportif français, sa dernière carte pour espérer être réintégré au niveau national. L’avis de cette instance reste toutefois consultatif.
Le précédent de 2022 nourrit l’espoir des supporters. À l’époque, le CNOSF s’était prononcé en faveur du maintien du club en Ligue 2, une position que la Fédération avait ensuite suivie. Bordeaux avait alors évité la sanction à quelques jours de la reprise.
La situation actuelle reste néanmoins plus périlleuse. Une confirmation de la relégation en Régional 1 signifierait, selon plusieurs observateurs, la fin du club sous sa forme actuelle, un scénario que ce parcours descendant rend possible, à l’image d’autres clubs rétrogradés à l’échelon régional.
Un avenir suspendu à plusieurs inconnues
En coulisses, le dossier de reprise reste incertain. Le fonds Sparta Capital, associé au fonds américain Park Bench, s’est positionné pour racheter le club, mais conditionnerait sa signature à un maintien au niveau national.
Selon la presse spécialisée, les garanties financières exigées, de l’ordre de plusieurs millions d’euros, n’auraient pas encore été réunies. L’incertitude plane donc à la fois sur le plan sportif et sur le plan économique.
À cela s’ajoutent des interrogations sur l’encadrement, le poste de l’entraîneur Rio Mavuba étant lui aussi évoqué avec prudence. Reste désormais à connaître la décision des instances, qui déterminera si le club peut encore éviter le pire ou s’il devra bâtir un nouveau projet à l’échelon régional.