54 fédérations africaines et l’Argentine : Infantino reconstruit ses appuis hors d’Europe

Gabriel Gromellon

7 août 2026 10h14

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54 fédérations africaines et l’Argentine : Infantino reconstruit ses appuis hors d’Europe

Crédit Photo - IconSport

Le président de la FIFA a reçu coup sur coup le soutien de la confédération africaine et de la fédération argentine.

La géographie du soutien se dessine clairement. Jeudi soir, la Confédération africaine de football a réaffirmé à l’unanimité son appui à Gianni Infantino à l’issue d’un comité exécutif. Quelques heures plus tard, dans la nuit, la Fédération argentine publiait à son tour une longue lettre ouverte allant dans le même sens. Deux blocs de voix considérables au moment où l’Europe réclame le départ du dirigeant italo-suisse. La CAF pèse à elle seule 54 associations membres, soit le deuxième contingent mondial derrière l’UEFA.

Ce que dit l’Argentine

Le texte signé par Claudio Tapia, président de l’AFA, salue les dix années de mandat d’Infantino et vante un modèle de gouvernance qualifié de clair, stable et transparent.

La fédération vice-championne du monde reconnaît toutefois que le projet abandonné avait généré davantage d’incertitudes que de certitudes au sein du football mondial. Elle salue la décision de le retirer ainsi que les excuses adressées aux 211 fédérations membres.

La conclusion est sans ambiguïté. À l’approche du prochain Congrès, l’AFA affirme que la voie à suivre consiste à poursuivre le travail sous le leadership actuel. Les excuses de l’instance avaient été formulées mercredi.

Un soutien africain assorti d’une réserve

La CAF n’a pas signé un chèque en blanc. Son communiqué accueille favorablement les excuses présentées, mais rappelle dans le même mouvement que le respect de la gouvernance, des procédures régulières et de la transparence reste essentiel et non négociable.

La formule mérite d’être notée. Elle traduit un soutien à la personne assorti d’une exigence sur la méthode, ce qui laisse une marge de manœuvre pour l’avenir.

D’autres appuis se sont manifestés. Le Mexique a également apporté son soutien, alors même que sa propre confédération réclame des comptes sur la présidence d’Infantino. La Conmebol, elle, ne s’est jamais prononcée sur le projet lui-même.

Une élection qui se joue maintenant

Ce ballet de communiqués n’a rien de désintéressé. Le président de la FIFA affrontera l’an prochain sa première élection en tant que président en exercice, lors du Congrès prévu au Maroc.

L’arithmétique lui est plutôt favorable. Face aux 55 fédérations européennes, les 54 africaines et les 10 sud-américaines forment un socle solide, auquel s’ajoutent des soutiens dispersés ailleurs.

Le contexte reste toutefois chargé pour l’AFA elle-même. Cinq procédures disciplinaires ont été ouvertes contre elle fin juillet par la commission de discipline de la FIFA, à la suite d’incidents survenus pendant le Mondial. Aucune décision n’a encore été rendue.

La FIFA a annoncé un processus de révision, dont les conclusions seront présentées au prochain Conseil.