Jeff Bezos et le cofondateur de Facebook entrent au capital des Reds, au moment où le dossier de l’ailier parisien s’accélère.
Le calendrier fait bien les choses. Lundi matin, Fabrizio Romano annonçait que Bradley Barcola avait donné son accord final sur les termes du contrat proposé par Liverpool. Quelques heures plus tard, Sky News révélait qu’un consortium comprenant Jeff Bezos et Eduardo Saverin était sur le point d’acquérir environ un tiers du capital des Reds, pour près de 1,4 milliard de livres. De quoi imaginer que les moyens du club anglais viennent soudainement de changer d’échelle. La réalité est plus nuancée.
Ce que l’opération ne change pas à court terme
Le premier obstacle est comptable. L’accord n’est pas signé, l’annonce étant attendue dans les prochains jours seulement. Aucun euro n’a donc été encaissé par le club à ce stade.
Le second est structurel. Fenway Sports Group, propriétaire depuis 2010, conserve le contrôle de la gestion quotidienne. Les décisions de recrutement restent entre les mains de John Henry et de ses équipes.
Le troisième est plus récent. Liverpool a fait savoir au PSG vendredi ne pas avoir les moyens de s’aligner sur ses exigences, évaluées autour de 170 millions d’euros. Une position exprimée alors que les discussions avec le consortium étaient déjà connues.
Ce que ça change à moyen terme
L’horizon est en revanche différent. Bloomberg a révélé que le groupe mené par Amit Bhatia prévoit à terme d’acquérir une part majoritaire, dans un montage que les financiers appellent un chemin vers le contrôle.
La participation minoritaire sert alors de première étape, avant un engagement ultérieur sur la majorité du capital. Une transition qui pourrait modifier durablement la capacité d’investissement du club.
Les profils réunis y contribuent. Le fondateur d’Amazon dispose d’une fortune estimée à plus de 250 milliards de dollars, celle de Saverin approchant les 33 milliards. Bhatia, gendre du magnat de l’acier Lakshmi Mittal, appartient à une famille détenant déjà la deuxième part des Boston Celtics.
Le dossier Barcola reste suspendu au PSG
Reste que la clé n’est pas à Anfield. Le joueur veut partir, il a refusé de prolonger et s’est entendu avec les Reds. Seul l’accord entre clubs manque encore.
Paris n’a aucune urgence à céder. Le contrat de l’international français court jusqu’en juin 2028, et le club a déjà anticipé son départ en recrutant Maghnes Akliouche tout en avançant sur d’autres pistes offensives.
Arsenal a d’ailleurs réactivé son intérêt selon plusieurs sources, conscient que le Français privilégie Liverpool mais se positionnant en cas d’échec. Le mercato anglais ferme début septembre.