Laurent Abergel souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit et manquera une bonne partie de la saison.
Quatre minutes. C’est le temps qu’aura duré la première apparition de Laurent Abergel sous ses nouvelles couleurs, samedi face à Cagliari. Un mauvais appui le long de la ligne de touche, un genou qui lâche, et le milieu de terrain de 33 ans s’écroule. Il tentera de reprendre le jeu avant de céder définitivement sa place à la seizième minute. Les examens ont confirmé le pire : rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. L’OGC Nice perd sa recrue expérimentée pour plusieurs mois.
Un dossier médical exemplaire jusqu’ici
L’ironie est cruelle. Professionnel depuis 2013, Abergel n’avait connu que huit blessures en plus de douze saisons, pour environ 175 jours d’absence cumulés et seulement vingt-deux matchs manqués.
Aucune zone du corps n’était touchée de manière récurrente : aine, mollet, cuisse, cheville, bras. Rien qui laissait présager une rupture ligamentaire à ce stade de sa carrière.
Sa longévité était même l’un des arguments de son recrutement. Fort de plus de 350 rencontres professionnelles et de deux titres de champion de Ligue 2 avec Lorient, il arrivait libre pour apporter son vécu à un effectif en reconstruction. La Ligue 1 reprend dans deux semaines.
Il avait suivi son entraîneur
Le choix niçois n’avait rien d’un hasard. Abergel a retrouvé Olivier Pantaloni, sous les ordres duquel il avait été l’homme de base du système lorientais ces deux dernières saisons.
Samedi soir, le technicien ne cachait pas son inquiétude, avant même les résultats des examens. « Il a voulu continuer pour se tester », expliquait-il au micro de Nice-Matin, précisant que le joueur avait ensuite senti son genou s’empâter.
Formé à l’OM, sous contrat jusqu’en juin 2029, le milieu récupérateur avait déjà été adopté par le vestiaire comme un cadre. Il était titulaire depuis le début de la préparation.
Un entrejeu qui manque de solutions
L’absence tombe au plus mauvais moment pour un secteur déjà dégarni. Morgan Sanson, opéré du genou cet été, n’a pas repris l’entraînement collectif.
Salis Abdul Samed s’entraîne avec la réserve et ne fait plus partie des plans. Youssouf Ndayishimiye semble installé dans la défense à trois, tandis qu’Hicham Boudaoui, à un an de la fin de son contrat, pourrait être vendu.
La jeunesse va donc devoir assumer. Issiaga Camara, 21 ans, entré à la place d’Abergel samedi, Everton Pereira, 19 ans, ainsi que Djibril Coulibaly et Junior Mandza, 17 ans tous les deux, ont tous évolué au milieu pendant la préparation. Le mercato niçois pourrait s’en trouver modifié.