L’ancien défenseur international, passé par Monaco, Bordeaux, Paris et Nice, s’est éteint lundi après une longue maladie.
Il fait partie des rares joueurs à avoir vécu de l’intérieur l’un des épisodes les plus singuliers du football français. En 1972, quand le Paris Saint-Germain et le Paris FC se séparent après deux saisons d’union, Jean-Paul Rostagni doit choisir. Il opte pour le Paris FC, qui conserve la place en Division 1. L’ancien défenseur international est décédé lundi 10 août à l’âge de 78 ans, emporté par une longue maladie. Il comptait vingt-cinq sélections avec l’équipe de France.
Wembley pour premier souvenir
Né le 14 janvier 1948 à Drap, dans l’arrière-pays niçois, il découvre le football dans le club de son village avant de rejoindre le Cavigal Nice Sports. L’AS Monaco le repère et lui offre ses débuts professionnels en 1966.
Latéral gauche, il s’impose progressivement sur le Rocher, où il disputera 124 rencontres jusqu’en 1970. C’est durant cette période qu’il connaît sa première sélection, le 12 mars 1969 à Wembley face à l’Angleterre.
C'est avec une grande tristesse que l'AS Monaco a appris le décès de Jean-Paul Rostagni, ancien défenseur international français aux 124 apparitions avec le maillot à diagonale (1966-1970).
— AS Monaco 🇲🇨 (@AS_Monaco) August 10, 2026
Le Club adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et ses proches. pic.twitter.com/2g1ursk33m
Les Bleus s’inclinent lourdement ce soir-là, 5-0. Il n’a que 21 ans. Sa dernière sélection interviendra le 25 mai 1973 en URSS, une défaite 2-0 en qualifications.
Le tourbillon parisien
Après une saison aux Girondins de Bordeaux, il rejoint en 1971 un Paris Saint-Germain tout juste promu en Division 1. Le club, né deux ans plus tôt d’une fusion, vit alors ses premiers pas dans l’élite.
La séparation intervient dès l’été 1972. Le Paris FC conserve la place en première division, le PSG repart en division inférieure. Rostagni suit le premier et y disputera 58 rencontres.
Il boucle ensuite sa carrière professionnelle à l’OGC Nice, de 1973 à 1975, dans le club de son cœur. Son parcours totalise près de trois cents matchs professionnels. Le club azuréen traverse un été difficile.
Une seconde vie sur les bancs
Le football ne l’a jamais quitté. Après sa carrière de joueur, il devient éducateur dans le milieu amateur, notamment à Peymeinade, dans les Alpes-Maritimes.
Les hommages se sont multipliés lundi. L’AS Monaco a salué la mémoire de son ancien défenseur, l’OGC Nice a exprimé son émotion, et la Fédération française de football a adressé ses condoléances à sa famille et à l’ensemble du football azuréen.
Le Paris FC lui a également rendu hommage sur les réseaux sociaux. Le championnat reprend à la fin du mois.