Vainqueur de son groupe de Régional 2, l’Étoile Maritime a vu son accession refusée puis son recours rejeté par le conciliateur.
Le titre ne suffit pas toujours à monter. Champion de Régional 2 la saison dernière, l’Étoile Maritime pensait légitimement découvrir l’échelon supérieur cette année. La Commission d’appel de la DNCG en a décidé autrement en refusant son accession à la mi-juillet. Le club charentais a bien tenté un ultime recours devant le CNOSF, sans succès. Il disputera donc une nouvelle saison au même niveau, tandis que son dauphin récupère la place laissée vacante.
Un recours resté sans effet
Le président du club avait saisi le conciliateur. Sadio Sangharé espérait faire annuler la décision avant la reprise des championnats, dans un calendrier particulièrement serré.
L’instance n’a pas suivi cette demande. Selon L’Hebdo de Charente-Maritime, le conciliateur a choisi de valider l’analyse du gendarme financier du football français, refermant définitivement le dossier.
La sanction avait été prononcée le 15 juillet. Elle est intervenue plusieurs semaines après la fin de la saison, alors que le club préparait déjà son exercice à l’étage supérieur.
Le dauphin récupère la place
Un autre club profite de la situation. Le Bouscat, deuxième du même groupe, accède au niveau régional supérieur à la place du champion.
L’Étoile Maritime reste au même échelon. Elle a été versée dans la poule C de Régional 2, où elle retrouvera un championnat qu’elle avait pourtant dominé.
Ces décisions financières restent méconnues du grand public. Elles rappellent que l’accession dépend autant de la solidité des comptes que des résultats obtenus sur le terrain.
Une série de cas similaires
Le football amateur a connu plusieurs dossiers comparables cet été. En Auvergne-Rhône-Alpes, un club s’est également vu refuser sa montée malgré un avis favorable du conciliateur, comme le détaillait notre article sur cette décision contestée.
Les issues varient toutefois d’un cas à l’autre. Un club tourangeau a obtenu gain de cause quelques jours avant la reprise, comme le rapportait notre article sur sa réintégration.
Le point commun tient à la temporalité. Ces procédures s’étirent souvent jusqu’aux portes de la reprise, laissant les clubs concernés dans l’incertitude pendant tout l’été.