Plusieurs figures du football mondial ont pris publiquement la défense du président de la FIFA, contesté à sept mois de l’élection.
La bataille d’influence est engagée. Alors que Gianni Infantino traverse la période la plus contestée de sa présidence, plusieurs personnalités du football mondial sont montées au créneau pour le soutenir. Trois anciens internationaux argentins ont publié une déclaration commune, tandis que Samuel Eto’o a pris sa défense au micro d’une chaîne américaine. Autant de prises de position qui répondent, en creux, aux appels au changement lancés ces dernières semaines.
Un trio argentin monte au créneau
La déclaration a été publiée mardi sur les réseaux sociaux. Javier Zanetti, Esteban Cambiasso et Javier Pastore y saluent l’engagement de l’instance et de son président sur la question de la représentation des joueurs.
Leur argument porte sur la concertation. Selon eux, leurs avis sont désormais entendus et de nombreuses initiatives bénéfiques au football naissent de leurs contributions et de leur participation active.
Le message vise un point précis de la contestation. Il répond à ceux qui reprochent à l’instance de décider sans consulter suffisamment les acteurs du jeu.
Le soutien appuyé de Samuel Eto’o
Le président de la fédération camerounaise a été plus direct encore. Interrogé par CNN, il a estimé que le dirigeant italo-suisse n’avait rien fait de mal, dans un contexte où celui-ci apparaît de plus en plus isolé.
Il met en avant le bilan africain. Selon lui, la FIFA a aidé le continent et permis à ses fédérations de se développer plus rapidement, ce qu’il juge nécessaire de reconnaître.
Il salue enfin l’élargissement des compétitions. L’ancien attaquant considère que le président a changé le football en donnant à des nations qui en étaient privées l’opportunité de disputer une Coupe du monde.
Une contestation toujours vive
Ces soutiens interviennent après plusieurs semaines difficiles. L’abandon d’un projet d’ouverture du capital à des investisseurs privés a marqué un premier revers, suivi du départ d’un cadre de l’instance, comme le détaillait notre article sur l’éviction de Kevin Lamour.
Les critiques viennent aussi du terrain. Plusieurs anciens internationaux français, dont Emmanuel Petit, Robert Pirès, Louis Saha et Mikaël Silvestre, ont récemment appelé à un changement de gouvernance.
Le président de l’UEFA s’était lui aussi exprimé. Aleksander Ceferin avait vivement critiqué la gestion d’un dossier lors du dernier Mondial, comme le rapportait notre article sur sa prise de parole. L’élection est prévue en mars prochain.