Le club breton conteste l’inversion de sa réception de mars et envisage un recours devant la Conférence des conciliateurs.
Le Stade Rennais ne s’avoue pas vaincu. Quelques heures après la décision de la commission des compétitions, qui a acté le déplacement de sa réception du mois de mars au Parc des Princes, le club breton a publié un communiqué. Il y annonce envisager la saisine de la Conférence des conciliateurs du Comité national olympique et sportif français, dans l’attente de recevoir la décision complète et ses motivations.
Une contestation immédiate
Le club a réagi sans attendre. Il indique prendre connaissance de la décision tout en signalant d’emblée son intention de faire valoir ses droits par la voie du recours.
Les motivations restent inconnues. La direction attend la version détaillée de la décision avant de formaliser sa démarche, ce qui laisse encore planer une incertitude sur les arguments retenus par l’instance.
Le préjudice est au cœur de sa position. Le club estimait à environ 500 000 euros son manque à gagner lié à l’organisation précipitée du match aller, comme le détaillait notre article sur le verdict rendu ce vendredi.
Une procédure aux effets limités
La démarche a toutefois une portée restreinte. La Conférence des conciliateurs formule des propositions, sans disposer du pouvoir de les imposer aux instances du football.
L’actualité récente l’a rappelé à plusieurs reprises. Un club rhodanien a ainsi obtenu un avis favorable avant de voir sa ligue régionale le refuser, comme le racontait notre article sur cette décision contestée.
D’autres dossiers ont connu le même sort. Plusieurs clubs se sont tournés vers cette instance cet été, avec des issues très variables selon la volonté des fédérations concernées de suivre ses recommandations.
Un dossier qui s’éternise
Le feuilleton dure depuis dix jours. Il a débuté avec l’état de la pelouse parisienne, qui avait contraint la Ligue à délocaliser la rencontre inaugurale en Bretagne.
Le club parisien a été sanctionné financièrement. Il écope d’une amende de 150 000 euros, tout en récupérant la réception initialement prévue pour son adversaire.
La suite dépendra désormais du calendrier. Une saisine prendrait plusieurs semaines, alors que la rencontre concernée n’est programmée qu’en mars, dans un exercice à suivre au classement de Ligue 1.