Jean-Michel Aulas se bat en coulisses pour sauver les Girondins de Bordeaux

Gabriel Gromellon

30 août 2026 17h50

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Jean-Michel Aulas se bat en coulisses pour sauver les Girondins de Bordeaux

Crédit Photo - IconSport

Le vice-président de la Fédération milite depuis plusieurs jours pour un réexamen du dossier, sans être suivi par ses pairs.

Le club girondin a trouvé un allié de poids. Jean-Michel Aulas figure parmi les rares membres du Comité exécutif à s’être prononcés en faveur d’un nouvel examen de la situation des Girondins de Bordeaux, lors de la consultation organisée vendredi. Selon le journaliste Clément Carpentier, l’ancien président lyonnais se bat depuis plusieurs jours pour que le dossier soit réétudié. Sans succès pour l’instant.

Des arguments qui dépassent le sportif

Le dirigeant met en avant l’histoire du club. Il s’appuie sur son poids dans le paysage du football français et sur son ancrage régional pour justifier sa position.

Il alerte surtout sur les conséquences d’une disparition. Selon lui, elle affecterait durablement la formation, le football féminin et la représentation du haut niveau dans tout le Sud-Ouest.

Sa voix compte au sein de l’instance. Vice-président de la Fédération, il dispose d’une légitimité rare pour porter ce type de dossier devant ses pairs.

Une mobilisation qui n’a pas suffi

Le vote n’a pas donné les résultats espérés. Sur les vingt-sept membres du Comité exécutif, seuls onze ont répondu à la consultation, dont cinq favorables à un réexamen, selon Sud-Ouest.

Aucun Comité exécutif exceptionnel n’a été obtenu. Sans cette convocation, le dossier reste en l’état et le club demeure exclu des championnats nationaux.

Une expertise juridique avait pourtant été commandée. Le cabinet Gide a rendu son étude, dont le contenu reste confidentiel, mais qui a été transmise aux membres au moment de la consultation.

Une reprise toujours suspendue

Les candidats au rachat attendent cette décision. Leur engagement reste conditionné à une réintégration du club au quatrième échelon national.

Le futur président l’a dit sans détour. Sans National 1, l’accord tomberait et le club resterait entre les mains de Gérard Lopez.

La justice avait ouvert une porte. Le tribunal de commerce avait homologué le protocole de conciliation, tout en invitant l’instance à réexaminer la situation sans pouvoir l’y contraindre.