Le District de la Vienne réclame une aide urgente pour les bénévoles qui transportent chaque week-end les équipes avec leur propre véhicule.
Le cri d’alarme vient du terrain. Dans un communiqué, le président du District de la Vienne, Stéphane Basq, estime que l’explosion du prix du carburant, combinée aux difficultés d’approvisionnement, met en péril le football amateur. Faute de soutien rapide, des centaines de matchs pourraient ne plus se tenir et des équipes pourraient renoncer à certains déplacements. Il demande aux pouvoirs publics une prise de conscience immédiate.
Une épreuve de plus
Le dirigeant rappelle que les clubs ont déjà traversé des épisodes de canicule à répétition et des restrictions d’eau liées à la sécheresse.
La hausse du carburant s’ajoute à cette liste. Pour lui, la limite est atteinte : faire le plein pour emmener une équipe de jeunes à l’autre bout du département est devenu un luxe.
Des championnats qui roulent grâce aux bénévoles
Chaque week-end, des milliers de bénévoles, de parents et d’éducateurs prennent leur voiture personnelle pour conduire les joueurs sur les terrains du département. Sans ces kilomètres parcourus, les compétitions s’arrêteraient net. Le district s’interroge sur la possibilité de continuer à leur faire financer ces trajets de leur poche.
Une injustice fiscale
Le communiqué pointe un angle mort : les bénévoles qui renoncent au remboursement de leurs frais au profit du club bénéficient d’une réduction d’impôt. Or beaucoup ne sont pas imposables. Pour eux, chaque plein reste une dépense sèche. Le district plaide pour un crédit d’impôt, accessible à tous quels que soient les revenus.
Les associations oubliées des aides
Le président regrette que les associations sportives restent à l’écart des boucliers tarifaires et des aides ciblées, alors qu’elles entretiennent le lien social, notamment en milieu rural. Il refuse que le bénévolat devienne une charge réservée à ceux qui en ont les moyens.
Dans le Vaucluse, 600 euros en un week-end
Le phénomène dépasse la Vienne. Selon ICI Vaucluse, l’AC Vedène-Le Pontet a dépensé près de 600 euros de carburant en un seul week-end pour deux déplacements, à Monaco et près de Toulon. Son dirigeant craint de devoir fermer en janvier et demande aux parents de covoiturer.
Des difficultés qui s’ajoutent à la hausse du prix des licences et aux tracas administratifs de la rentrée.