Selon le Daily Mail, les sanctions qui se dessinent après les 114 infractions financières retenues contre City pourraient envoyer le club en deuxième division, et l’y maintenir plus d’une saison.
Sur le terrain, tout va bien. En coulisses, l’orage menace. Leader invaincu de Premier League, Manchester City attend toujours de connaître la sanction qui suivra sa condamnation pour 114 infractions financières. Et ce lundi, le Daily Mail a jeté un pavé dans la mare. Selon le quotidien britannique, les Skyblues s’exposeraient à un retrait de points massif, synonyme de relégation en Championship en fin de saison. Pire encore, le club pourrait y rester bloqué au moins deux ans.
Une déduction de points XXL envisagée
D’après le Daily Mail, la Premier League ferait pression pour que les sanctions soient annoncées avant le verdict de l’appel déposé par City, attendu fin janvier. Une exclusion immédiate du championnat est jugée hautement improbable, tout comme une relégation directe en League Two, la quatrième division.
Le scénario privilégié serait différent : une amende colossale, accompagnée d’une déduction de points suffisamment lourde pour garantir la descente du club en Championship à l’issue de la saison.
Le tabloïd va plus loin. « Il est également possible que la sanction comprenne une déduction de points supplémentaire qui confinerait de fait Manchester City en Championship pendant au moins une saison supplémentaire. L’EFL ne serait pas tenue d’accepter cette sanction à l’encontre de l’un de ses clubs, mais il est probable qu’elle le ferait », écrit le Daily Mail. En clair, deux saisons en deuxième division.
Un paradoxe sportif saisissant
Le contraste est frappant. Après sept journées, Manchester City occupe la tête de la Premier League avec sept victoires en autant de matchs et 21 points.
Reconnu coupable fin septembre de 114 des 115 chefs d’accusation, le club continue pourtant de clamer son innocence. Il a officiellement fait appel, dénonçant des « erreurs manifestes et substantielles » dans la décision de la commission.
À noter que fin septembre, The Guardian jugeait une relégation « peu probable ». Les informations du Daily Mail vont donc dans un sens nettement plus sévère.
Un dossier sous haute tension en Angleterre
L’affaire dépasse largement le cadre sportif. Les relations entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis, dont sont issus les propriétaires du club, sont régulièrement évoquées. Les échanges entre City et le Premier ministre Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester, ont également suscité des critiques outre-Manche.
Pour la Premier League, l’équation est délicate : sanctionner assez durement pour marquer le coup, sans provoquer une déflagration trop importante pour l’image du championnat. Si le scénario du Daily Mail se confirmait, City aurait aussi bien du mal à retenir ses stars.