Le président du FC Nantes a annoncé la rupture définitive des discussions avec Phenix Capital, jugeant que le repreneur n’a pas apporté les garanties financières exigées.
Le feuilleton de la vente du FC Nantes s’arrête net. Dans un communiqué publié ce jeudi, Waldemar Kita a annoncé mettre fin définitivement aux discussions avec Phenix Capital, le candidat au rachat du club. Entré en négociations exclusives le 28 septembre, le repreneur n’a pas pu fournir les garanties financières attendues, ni constituer le dossier nécessaire à la validation de l’opération par la DNCG. Le propriétaire historique des Canaris conserve donc la main sur le club, à deux jours du déplacement à Saint-Étienne.
« Le projet n’était manifestement pas sérieux »
Le ton du communiqué est sévère. Le club évoque son « regret » et son « étonnement » face à l’incapacité du candidat et de ses conseils à apporter « les garanties financières annoncées », malgré « de multiples demandes et les délais accordés ».
La promesse de vente étant devenue caduque, Waldemar Kita a mis un terme à toutes les discussions, estimant que le projet de reprise n’était « manifestement pas sérieux ». « Ma priorité a toujours été d’assurer la stabilité et le développement du FC Nantes et de veiller à ses intérêts et à ceux de ses salariés », a déclaré le président nantais.
Un dossier semé d’embûches
Selon L’Équipe, le projet était porté par l’ancien agent portugais Paulo Tavares, pour un montant estimé à 100 millions d’euros. Mais les obstacles s’étaient accumulés dès le début du mois d’octobre.
Le Comité social et économique du club avait d’abord émis, à l’unanimité, un avis défavorable, en doutant de la fiabilité des repreneurs. La DNCG avait ensuite réclamé une garantie de 25 millions d’euros bloquée sur un compte, ainsi qu’une série de justificatifs sur l’origine des fonds.
Retour au terrain à Saint-Étienne
Pour Waldemar Kita, il n’était pas question « d’exposer l’ensemble des collaborateurs à la moindre incertitude ». Le club reste donc dans le giron de son propriétaire, qui le dirige depuis 2007.
Sur le plan sportif, les Nantais, 14es de Ligue 2, se déplacent samedi à Saint-Étienne, dans un match dont le coup d’envoi a été décalé à 20h45 et qui se jouera sans leurs supporters.