Sophie Taillibert refuse la suppression d’éléments structurels de l’enceinte conçue par son père, au risque d’un long contentieux.
Le projet d’agrandissement se heurte à un obstacle de taille. Pour envisager son avenir sur le long terme au Parc des Princes, le PSG souhaite porter la capacité du stade à 70 000 places. Mais Sophie Taillibert, fille de l’architecte de l’enceinte, s’oppose au projet depuis le début de l’été. Dans un entretien au Parisien, elle estime que les travaux envisagés porteraient atteinte à l’œuvre de son père. Faute d’accord, le dossier pourrait se régler devant la justice.
Des points de convergence
Elle assure partager l’objectif du club : que le PSG reste au Parc des Princes. Mais sa priorité demeure la préservation d’un ouvrage qu’elle qualifie d’exceptionnel dans l’architecture du XXe siècle. « Nous souhaitons tous que le PSG reste au Parc des Princes et nous avons donc des points de convergence. Mais ma priorité reste la préservation de l’oeuvre de mon père.«
Selon elle, tout agrandissement doit respecter la structure qui fait l’identité du stade.
Les fléaux et l’anneau technique en question
Le projet présenté prévoit la suppression des fléaux, ces éléments en porte-à-faux qui soutiennent la toiture, ainsi que de l’anneau technique. Des 50 portiques qui structurent l’enceinte, seuls les mâts seraient conservés.
Elle y voit une déconstruction massive de l’ouvrage, à laquelle elle refuse de donner son accord.
Un contentieux qui pourrait durer
Si les deux parties ne parviennent pas à s’entendre, une procédure judiciaire pourrait s’ouvrir. Elle durerait entre 18 mois et trois ans, de quoi retarder sensiblement les ambitions du club.
Le Parc, un dossier sensible
L’enceinte de la porte de Saint-Cloud fait régulièrement l’objet de tensions, entre son avenir et les questions de sécurité.
Le stade a récemment été au cœur d’autres dossiers, avec l’interdiction d’un groupe d’ultras et la saisine du CNOSF par Rennes.