Solide pendant une heure, Lille a encaissé trois buts en sept minutes à Londres (3-0), un soir où son attaquant de 40 ans a retrouvé l’Emirates.
Le moment était attendu depuis le tirage. À la 79e minute, Olivier Giroud est entré sur la pelouse de l’Emirates Stadium, et tout le stade s’est levé pour l’applaudir. Un bel hommage pour l’ancien attaquant des Gunners. Mais quand le Français a fait son entrée, le match était déjà joué. Ce mardi, lors de la 2e journée de la Ligue des champions, Lille a tenu une heure face à Arsenal, puis s’est effondré en sept minutes. Score final : 3-0.
Une heure de résistance, puis la chute
En première période, le LOSC a fait mieux que se défendre. Bien organisés, les Dogues ont concédé peu d’occasions. Ils ont aussi cru ouvrir le score par Ueda, à la 22e minute, mais son but a été refusé pour hors-jeu, une décision confirmée par la VAR.
Derrière, Berke Özer a multiplié les arrêts, notamment face à Merino, Eze puis Gyökeres juste avant la pause. À la mi-temps, Lille tenait le 0-0.
Tout a basculé après l’heure de jeu. À la 64e minute, Jurriën Timber a éliminé André avant de tromper Özer d’un ballon piqué. Mikel Arteta a ensuite fait entrer Saka, Ødegaard et Havertz. Quatre minutes plus tard, Eberechi Eze a doublé la mise d’une frappe dans le petit filet. À la 71e, Bukayo Saka a conclu une action collective pour le 3-0. En sept minutes, le LOSC avait perdu le match.
Giroud, l’émotion d’un retour
Il restait alors la scène la plus forte de la soirée. Giroud, qui avait confié espérer secrètement revenir à l’Emirates à 40 ans, a été accueilli par une ovation au moment de son entrée.
Arrivé à Londres en 2012, l’attaquant français y a passé plus de cinq saisons, jusqu’en janvier 2018, pour 105 buts et trois FA Cup. Le public ne l’a pas oublié. Mais cette fois, il portait le maillot adverse, et n’a pas pu changer le cours de la rencontre.
Lille déjà sous pression
Après la défaite contre le Betis Séville (2-3) lors de la première journée, le LOSC compte zéro point après deux matchs. Arsenal, vainqueur à Naples (1-0) pour son entrée en lice, en compte six.
Les hommes de Davide Ancelotti n’ont plus le choix. La réception de Galatasaray, le 21 octobre, devient déjà décisive. Il faudra cette fois tenir quatre-vingt-dix minutes.