Sochaux : la mascotte « Sochalion » volée avant le match de la montée, retrouvée chez un traiteur

Gabriel Gromellon

21 mai 2026 21h00

Ajouter comme source préférée sur Google
Sochaux : la mascotte « Sochalion » volée avant le match de la montée, retrouvée chez un traiteur

Crédit Photo - IconSport

La mascotte du FC Sochaux a disparu du stade Bonal juste avant la rencontre décisive, avant d’être localisée une semaine plus tard dans des circonstances rocambolesques.

Voilà une affaire qui ne s’invente pas. Vendredi dernier, à quelques heures du match le plus important de la saison du FC Sochaux, « Sochalion », la mascotte du club, a tout simplement disparu du stade Auguste-Bonal. Volée. Une semaine plus tard, le costume du fameux lionceau a été retrouvé dans un lieu pour le moins inattendu : chez un traiteur de la région de Montbéliard. Derrière cette histoire insolite se cache une affaire de vengeance, un véhicule de fonction et une enquête prise très au sérieux par la justice. On ne s’attendait pas à ça pour fêter une montée en Ligue 2.

Un vol orchestré le jour de la grande fête

Le timing ne doit rien au hasard. Le vol a eu lieu vendredi, le jour même du dernier match de National des Lionceaux face au Puy. Une rencontre cruciale, conclue sur un nul (2-2), qui a scellé le retour des Francs-Comtois en Ligue 2 après plusieurs saisons compliquées dans les divisions inférieures.

Pendant que le stade Bonal s’apprêtait à célébrer cet événement majeur, quelqu’un s’introduisait dans les coulisses pour subtiliser le costume de la mascotte. Selon L’Est Républicain, le voleur présumé serait arrivé au matin du match avec son véhicule de fonction et des dalles alimentaires, de quoi passer totalement incognito. Une couverture parfaite pour ne pas attirer l’attention des agents de sécurité et repartir avec la précieuse tunique.

Une vengeance de traiteur éconduit

Mais pourquoi diable voler une mascotte de football ? La réponse, elle, donne tout son sel à l’affaire. Le suspect, un homme de 35 ans, serait un traiteur qui collaborait auparavant avec le FC Sochaux. Le club aurait cessé de travailler avec lui en fin d’année dernière, à la suite de désaccords sur ses tarifs.

Un petit geste, un grand changement. Une rupture commerciale ordinaire, et voilà que naît un projet de vengeance pour le moins original. Plutôt que d’attaquer le club sur le terrain juridique ou commercial, l’homme aurait choisi de s’en prendre à son symbole le plus visible : la mascotte qui anime les tribunes de Bonal et fait la joie des plus jeunes supporters.

Confondu par son téléphone et des photos

L’enquête n’a pas traîné. Le suspect a été rapidement identifié grâce à une analyse de son téléphone portable, qui a permis de retracer sa présence sur les lieux. Plus accablant encore : des photos le montraient en train d’endosser le costume de Sochalion.

Face à des preuves aussi solides, l’homme de 35 ans a reconnu les faits. Il sera jugé prochainement par la justice pour ce vol pas comme les autres. Le costume, lui, a bien été retrouvé chez le traiteur, point final d’une cavale d’une semaine qui aura tenu en haleine les supporters francs-comtois.

« Sochalion sain et sauf », rassure le procureur

L’affaire a été suffisamment prise au sérieux pour que le procureur de la République de Montbéliard, Paul-Édouard Lalloissain, communique lui-même sur le dénouement. Sa formule restera : la mascotte est « saine et sauve ».

Une manière à la fois sérieuse et amusée de rassurer tout un territoire attaché à son lionceau. Sochalion, présenté par le club comme le résident permanent du stade Auguste-Bonal, va donc pouvoir reprendre sa place dans les tribunes. Et accompagner le FC Sochaux pour son grand retour parmi les clubs professionnels.

Une montée éclipsée par un fait divers

Au fond, cette histoire raconte le paradoxe d’un week-end sochalien. D’un côté, une montée en Ligue 2 attendue depuis longtemps, fruit d’une superbe fin de saison en National. De l’autre, un fait divers improbable qui a presque volé la vedette à l’exploit sportif.

Pour le FC Sochaux, fondé en 1928 et l’un des clubs historiques du football français, l’essentiel reste néanmoins acquis : le retour dans le monde professionnel. Et avec lui, le retour de Sochalion sur les pelouses, prêt à animer une saison de Ligue 2 que les supporters francs-comtois attendaient avec impatience. La mascotte a connu une mésaventure. Le club, lui, a retrouvé le sourire.