C’est une décision qui risque de faire jaser chez les supporters du PSG. A la 16e minute de la finale de la Ligue des champions face à Arsenal, à la Puskas Arena, Bukayo Saka a touché le ballon au moins deux fois de la main dans sa propre surface de réparation, après avoir préalablement raté son dégagement. En dépit des protestations parisiennes, Daniel Siebert, l’arbitre allemand de la rencontre, n’a pas accordé le penalty espéré. A juste titre ?
Une action litigieuse
Bien contenu par une équipe d’Arsenal très défensive, le PSG aurait bien eu besoin d’un petit coup de pouce arbitral pour ne pas terminer la mi-temps avec un but de retard au tableau d’affichage. Et un fait de jeu a cristallisé les frustrations dans les rangs parisiens. Suite à un corner, Bukayo Saka ne maîtrisait pas totalement son dégagement aérien et voyait le ballon rebondir de façon inattendue avant de heurter son bras à au moins deux reprises.
Sûr de son coup, l’arbitre de la rencontre n’a pas été alerté par la VAR, les assistants vidéo jugeant eux aussi que la décision prise était la bonne. Monsieur Siebert a très certainement estimé que Saka étant en train de jouer activement le ballon au moment du contact, et que celui-ci est considéré comme un auto-contact accidentel découlant de sa propre action de jeu, plutôt que comme une faute de main intentionnelle
Une décision justifiable
C’est en tout cas ce que stipule la loi 12 du règlement de l’IFAB. Pour qu’une main soit sifflée, le bras doit rendre le corps « anormalement grand » ou le contact doit résulter d’un geste délibéré. Lorsqu’un joueur tente de dégager le ballon et que celui-ci touche son propre bras dans la continuité de ce mouvement, la règle considère généralement que la main n’est pas fautive — à plus forte raison si le bras est dans une position naturelle par rapport au geste effectué.
Mené 1-0 depuis le but de Havertz à la 6e minute, le PSG peine à trouver des solutions dans le jeu, butant sur le bloc bien compact des Gunners. Dans ce contexte, même si la décision prise par l’arbitre de la rencontre est justifiée, ce penalty non sifflé risque de faire débat.