DNCG : Châteauroux sous surveillance, plusieurs clubs dans l’incertitude après le verdict du 9 juin

Gabriel Gromellon

9 juin 2026 16h58

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DNCG : Châteauroux sous surveillance, plusieurs clubs dans l’incertitude après le verdict du 9 juin

Crédit Photo - IconSport

Le gendarme financier du football a rendu une nouvelle série de décisions, entre budgets validés, masses salariales encadrées et sursis.

Le marathon des auditions se poursuit. Ce mardi 9 juin 2026, la Commission fédérale de contrôle des clubs de la DNCG a rendu une nouvelle salve de décisions concernant plusieurs clubs des divisions nationales. Pas d’exclusion ni de rétrogradation spectaculaire cette fois, mais un cocktail de validations, de mesures restrictives et de dossiers laissés en suspens. La Berrichonne de Châteauroux, en quête de stabilité, figure parmi les clubs sous surveillance. Tour d’horizon d’une journée qui dessine, encore un peu plus, la carte du football amateur français pour la saison à venir.

Quatre clubs valident leur budget

Commençons par les bonnes nouvelles. Plusieurs clubs de National 2 ont vu leur budget accepté sans la moindre réserve par le gendarme financier. De quoi aborder la préparation de la nouvelle saison l’esprit tranquille.

Sont concernés l’AS Saint-Priest, l’EFC Fréjus Saint-Raphaël, l’US Saint-Malo et l’US Saint-Maur Lusitanos. Pour ces quatre formations, le passage devant la DNCG s’est déroulé sans accroc. Aucune mesure restrictive, aucun encadrement : leur situation financière a convaincu la commission. Une validation pleine et entière, qui leur permet d’envisager sereinement leur exercice 2026-2027.

Châteauroux et la masse salariale encadrée

Un petit geste, un grand changement. Pour d’autres clubs, le verdict a été plus nuancé. Trois formations devront composer avec une mesure restrictive : un encadrement de la masse salariale. Une décision qui pèsera directement sur leur capacité à recruter et à rémunérer leurs joueurs.

Parmi elles figure la Berrichonne de Châteauroux, qui jouera en National 1. Le club de l’Indre, qui traverse une période compliquée, devra donc avancer avec un budget sous contrôle. Sont également concernés Paris Acasa Futsal, pensionnaire de D1 Futsal, et Saumur OFC, en National 2. Une forme d’avertissement budgétaire, sans aller jusqu’à la sanction sportive immédiate.

Quatre clubs dans l’attente

Enfin, certaines situations restent en suspens. Quatre clubs ont écopé d’un sursis à statuer, c’est-à-dire que la DNCG attend des éléments complémentaires avant de rendre son verdict définitif.

Goal FC, l’US Avranches MSM, le SC Aubagne Air Bel et le FC Montlouis sont les clubs concernés. Ces formations, réparties entre le National 1 et le National 2, devront fournir des garanties financières supplémentaires lors d’une seconde audition. D’ici là, elles vivront dans l’incertitude, sans certitude sur leur avenir au niveau national. Une situation inconfortable, mais qui laisse encore la porte ouverte à une régularisation.

Un cas Avranches qui interpelle

Parmi les clubs en sursis, le cas de l’US Avranches retient l’attention. Le club manchois, habitué des joutes du National, fait partie des formations historiques de l’antichambre du monde professionnel. Le voir placé sous surveillance financière illustre la fragilité économique qui touche l’ensemble du football amateur français.

Comme pour les autres clubs concernés, le sursis à statuer ne préjuge pas de la décision finale. Avranches aura l’occasion de présenter de nouveaux documents pour rassurer la commission. Mais cette mise en attente rappelle que personne n’est totalement à l’abri devant le gendarme financier, quelle que soit la réputation du club.

Une procédure rodée et exigeante

Ces décisions s’inscrivent dans le travail annuel de la DNCG, qui examine méthodiquement les comptes de tous les clubs professionnels et amateurs de haut niveau. Chaque été, ces auditions redessinent en partie la carte des championnats français.

Le procès-verbal rendu public le précise d’ailleurs : ces décisions sont données pour information et ne remplacent pas la décision motivée, notifiée aux clubs par courrier recommandé. Autrement dit, chaque formation recevra le détail précis des motivations de la commission. Et les clubs sanctionnés ou placés en sursis disposeront d’un droit de recours pour contester les décisions rendues.

Le football amateur sous tension permanente

Au fond, cette journée du 9 juin confirme une réalité bien installée : le football amateur et semi-professionnel français évolue sous une pression financière constante. Les clubs des divisions inférieures, souvent dotés de moyens limités, doivent répondre à des exigences comptables strictes.

Entre les validations rassurantes, les masses salariales encadrées et les sursis qui maintiennent le suspense, cette session illustre la diversité des situations. Pour Châteauroux, Avranches et les autres clubs sous surveillance, l’été s’annonce encore incertain. Les prochaines auditions permettront de fixer définitivement leur sort. Une chose est sûre : la DNCG poursuit son travail de gardien de l’équilibre financier, sans rien laisser passer. Et le football français doit, saison après saison, composer avec cette rigueur devenue incontournable.