Rattrapé par le décalage horaire à son arrivée aux États-Unis, le milieu offensif tricolore a raconté avec humour sa nuit agitée.
Même les meilleurs ne sont pas épargnés par le jetlag. À peine arrivés aux États-Unis pour la Coupe du monde 2026, les joueurs de l’équipe de France ont dû composer avec le décalage horaire. Et Rayan Cherki en a fait les frais. Présent à la séance photo de la sélection, le milieu offensif a raconté avec beaucoup d’autodérision sa première nuit agitée au camp de base de Boston. Une confidence aussi cocasse que révélatrice des petits défis qui attendent les Bleus avant leur entrée en lice. Récit d’une nuit qui n’en finissait plus.
Une acclimatation décidée par le staff
Tout est parti d’une mesure prise par l’encadrement tricolore. Arrivés à Boston durant la journée de mercredi, les joueurs sont immédiatement passés à l’heure américaine. Une précaution destinée à faciliter leur adaptation avant le grand rendez-vous.
"𝐋𝐚 𝐧𝐮𝐢𝐭, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚 𝐝𝐮𝐫𝐞́ 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐧𝐧𝐢𝐞 😴"
— Equipe de France ⭐⭐ (@equipedefrance) June 12, 2026
6h, 6h20, 6h30, 6h40, 7h, 8h, 9h… 😂 @rayan_cherki pic.twitter.com/ydqjvuznGx
Un petit geste, un grand changement. L’objectif du staff était clair : limiter au maximum les effets du décalage horaire de plusieurs heures entre la France et la côte Est des États-Unis. Une stratégie d’acclimatation progressive, pensée pour que les Bleus soient au sommet de leur forme dès leur premier match. Mais malgré ces dispositions, certains organismes ont eu du mal à suivre le rythme imposé.
« La nuit a duré une décennie »
Et Rayan Cherki fait clairement partie de ceux qui ont peiné. Lors de la traditionnelle séance photo de la sélection, le joueur de Manchester City s’est livré à une confidence pleine d’humour sur sa première nuit bostonienne. Le sommeil n’a visiblement pas été de tout repos.
« Franchement ça va, mais j’ai l’impression que la nuit elle a duré une décennie », a souri le milieu offensif dans une séquence diffusée sur les réseaux sociaux de l’équipe de France. Avant de détailler son calvaire nocturne : « J’ai dormi et je me suis réveillé à 6h, 6h20, 6h30, 6h40, 7h, 8h, 9h… C’était terrible. » Une succession de réveils qui a transformé sa nuit en véritable épreuve.
Une technique bien à lui
Plutôt que de se plaindre, Cherki a préféré en rire et dévoiler sa méthode pour se recaler. Une technique pour le moins originale, qui a fait sourire ses interlocuteurs. Le joueur a su garder le sourire malgré la fatigue accumulée.
« Je mets des réveils toutes les deux minutes trente », a-t-il plaisanté devant la caméra, avant de lancer un enthousiaste « Allez, let’s go ! ». Une autodérision caractéristique du personnage, connu pour son franc-parler et sa décontraction. Malgré cette nuit compliquée, le milieu offensif s’est ensuite plié sans encombre à ses obligations avec le reste du groupe, preuve d’un certain professionnalisme.
Le jetlag, un adversaire à part entière
Au-delà de l’anecdote amusante, le cas Cherki illustre un véritable enjeu pour les Bleus. Le décalage horaire constitue un défi sous-estimé lors des compétitions disputées sur un autre continent. Une mauvaise gestion peut avoir des conséquences directes sur les performances.
Le staff tricolore en a parfaitement conscience, et a mis en place toute une logistique pour y faire face. Les Bleus ont notamment été incités à récupérer une heure de décalage par jour, et disposent d’installations de pointe à leur hôtel, comme une chambre de cryothérapie. Reste que chaque organisme réagit différemment, et que quelques jours sont parfois nécessaires pour retrouver un rythme normal.
Cherki en jambes malgré tout
Bonne nouvelle pour les Bleus, cette fatigue passagère ne semble pas entamer la forme du joueur. Rayan Cherki traverse une période faste, et arrive en pleine confiance dans cette Coupe du monde. Le talentueux meneur a des arguments à faire valoir.
Le programme TV de la coupe du monde
Buteur lors de la défaite en préparation contre la Côte d’Ivoire, l’ancien Lyonnais avait ensuite suppléé Ousmane Dembélé lors du succès face à l’Irlande du Nord. Mobile, créatif et disponible pour ses coéquipiers, il a confirmé sa belle saison sous les couleurs de Manchester City, où il a brillé avec dix buts et quinze passes décisives. De quoi nourrir l’espoir de grappiller du temps de jeu dans ce Mondial.
Une place à aller chercher contre le Sénégal
Justement, la question de son utilisation se pose à l’approche du premier match. Avec une concurrence féroce dans le secteur offensif, Cherki devra se battre pour gagner sa place dans le onze de Didier Deschamps. Le sélectionneur dispose d’un embarras de richesses devant.
Le débat fait rage chez les observateurs : certains verraient bien le créatif lancé d’entrée, d’autres le considèrent comme un remplaçant de luxe idéal. Quoi qu’il en soit, son profil unique pourrait s’avérer précieux dans les moments où il faudra débloquer une défense regroupée. Reste à savoir si Deschamps lui fera confiance dès le coup d’envoi.
Cap sur le grand rendez-vous
Au fond, cette anecdote du jetlag rappelle que même les plus grandes compétitions commencent par des détails très humains. Avant de penser aux exploits sur le terrain, les Bleus doivent d’abord apprivoiser leur nouvel environnement, du fuseau horaire au cadre de vie.
L’équipe de France entrera en lice le 16 juin face au Sénégal, au MetLife Stadium de New York, dans un groupe I très relevé qui comprend aussi l’Irak et la Norvège. D’ici là, Cherki et ses coéquipiers auront eu le temps de se recaler sur l’heure américaine. Et peut-être que les fameux réveils toutes les deux minutes trente ne seront plus nécessaires. Une chose est sûre : si le milieu offensif retrouve son meilleur niveau, son apport pourrait bien faire la différence dans cette quête d’une troisième étoile.