26 tirs, toujours zéro but, la Belgique s’enlise face au héros iranien Beiranvand

Gabriel Gromellon

21 juin 2026 23h09

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26 tirs, toujours zéro but, la Belgique s’enlise face au héros iranien Beiranvand

Crédit Photo - IconSport

Réduits à dix, accrochés 0-0 par l’Iran, les Diables Rouges restent sans victoire et devront se qualifier lors de l’ultime journée.

Combien de temps cela peut-il durer ? Depuis le coup d’envoi de cette Coupe du monde, la Belgique frappe, multiplie les occasions… et ne marque toujours pas. Face à l’Iran, le scénario s’est répété, avec en prime un carton rouge et un gardien adverse en état de grâce. Résultat : un nul 0-0 frustrant, un deuxième match sans victoire, et une qualification renvoyée à plus tard. Pour les Diables Rouges, le réveil se fait attendre, et l’inquiétude commence à poindre.

Un mur nommé Beiranvand

Si la Belgique repart sans victoire, elle le doit en grande partie à un homme. Le gardien iranien Beiranvand a livré une prestation héroïque, repoussant tout ce qui passait à sa portée.

Un petit geste, un grand changement : ses arrêts réflexes, notamment sur De Cuyper à bout portant, ont brisé tous les espoirs belges. Dans la lignée d’autres portiers révélés dans ce tournoi, l’Iranien s’est mué en cauchemar pour des attaquants belges impuissants.

Une stérilité offensive qui inquiète

Le constat est devenu alarmant. Sur l’ensemble de la compétition, la Belgique a tenté quelque 26 frappes sans inscrire le moindre but dans le jeu.

Son unique réalisation depuis le début du Mondial reste un but contre son camp adverse. Une statistique préoccupante pour une équipe censée afficher de telles individualités offensives, à l’image d’un Kevin De Bruyne actif mais maladroit, et d’un Romelu Lukaku trop esseulé.

Le tournant du carton rouge

Le match a basculé à la 67e minute. Sur une passe en retrait totalement manquée, le défenseur lillois Nathan Ngoy s’est retrouvé pris de vitesse par Taremi.

Contraint de commettre la faute en position de dernier défenseur, il a logiquement été exclu. Réduits à dix, les Belges ont dû puiser dans leurs réserves pour préserver le point du nul, sans pour autant renoncer à chercher la victoire.

Courtois, l’autre sauveur

Heureusement pour la Belgique, son propre gardien a tenu son rang. Thibaut Courtois a réalisé plusieurs interventions décisives pour éviter le pire face à des Iraniens entreprenants.

L’Iran a même cru ouvrir le score en première période, sur un coup franc astucieux conclu par Taremi. Mais la réalisation a finalement été refusée pour une position de hors-jeu, après vérification de l’arbitrage vidéo.

Un groupe G plus indécis que jamais

Au classement, ce nul n’arrange pas vraiment les affaires belges. Toujours sans victoire après deux journées, les Diables Rouges restent suspendus à leur dernier match.

Le groupe G demeure très ouvert, comme le montre le classement actualisé de la compétition. La Belgique, qui avait déjà été accrochée en ouverture, n’a pas su saisir l’occasion de prendre le large.

Tout se jouera face à la Nouvelle-Zélande

Le verdict est donc reporté. Pour valider son billet pour les seizièmes, la Belgique devra s’imposer lors de l’ultime journée face à la Nouvelle-Zélande.

Un rendez-vous devenu capital, à retrouver dans le calendrier complet du Mondial. Après son nul initial, déjà sauvé par l’entrée décisive de Lukaku face à l’Égypte, la Belgique n’a plus le droit à l’erreur.

Le réveil, vite

Sur le papier, cette sélection a les moyens de se qualifier sans trembler. Sur le terrain, elle peine pourtant à concrétiser sa domination, butant sur des blocs défensifs bien organisés.

Il faudra trouver des solutions, et surtout retrouver le chemin des filets. Faute de quoi, l’aventure des Diables Rouges pourrait s’achever bien plus tôt que prévu, sur un terrible goût d’inachevé.