La commission d’appel a rendu ses décisions du 2 juillet, offrant une seconde chance à plusieurs formations, mais confirmant deux lourdes sanctions.
Pour les clubs amateurs, l’appel devant la DNCG, c’est un peu le dernier recours avant le grand saut dans le vide. Ce 2 juillet, la commission a examiné les dossiers de plusieurs formations sanctionnées en première instance. Pour certaines, le soulagement fut immense, avec une sanction annulée. Pour d’autres, la sentence est tombée, définitive et douloureuse. Entre repêchages inespérés et confirmations sévères, ce passage en appel a redessiné la carte des championnats. On vous détaille qui a été sauvé, et qui reste sur le carreau.
Le grand soulagement des repêchés
Pour cinq clubs, l’audience s’est soldée par une excellente nouvelle. La commission d’appel a en effet infirmé plusieurs rétrogradations prononcées quelques semaines plus tôt.
Un petit geste, un grand changement : C’Chartres, Les Genêts d’Anglet et Les Sables Vendée Football conservent ainsi leur place en National 2. L’AS Monaco Football Féminin échappe elle aussi à la descente, tandis que l’US Avranches voit son amende divisée par deux, ramenée de 4 000 à 2 000 euros.
Une clémence sous conditions
Attention toutefois, ce sauvetage n’est pas un blanc-seing. La commission a assorti ces décisions favorables d’une contrepartie stricte.
Chacun de ces clubs devra composer avec un encadrement de sa masse salariale pour la saison 2026-2027. En clair, ils sont maintenus, mais leurs dépenses seront étroitement surveillées. Une manière pour l’instance de valider leur budget tout en gardant un œil vigilant sur leur gestion.
Bobigny et Saran, les recalés
Mais toutes les histoires ne connaissent pas un dénouement heureux. Deux clubs ont vu leurs espoirs s’envoler, la commission confirmant leur sanction initiale.
Le cas le plus lourd concerne le FC 93 Bobigny, dont l’exclusion des compétitions nationales est maintenue. Le club de Seine-Saint-Denis, qui plaidait un simple décalage de trésorerie, ne jouera donc pas en National 2. De son côté, le Saran FC voit sa rétrogradation en Régional 1 confirmée.
Une leçon de rigueur
Ces deux confirmations envoient un signal clair à l’ensemble du football amateur. La DNCG ne revient pas systématiquement sur ses décisions en appel.
Lorsque les garanties financières apportées sont jugées insuffisantes, la sanction est maintenue, sans état d’âme. Une fermeté qui rappelle celle affichée quelques jours plus tôt lors de la journée noire du 30 juin, marquée par plusieurs exclusions.
Une carte des championnats bouleversée
Au terme de cette session, la hiérarchie des divisions amateurs se précise enfin. Chaque place libérée ou conservée a des répercussions en cascade sur les autres clubs.
Les repêchages et maintiens influent directement sur les formations en attente de montée, comme le montrait notre point sur les clubs virtuellement repêchés. Le puzzle des championnats se met peu à peu en place.
Un ultime recours possible
Pour les clubs déboutés, tout n’est pourtant pas totalement terminé. La décision de la commission d’appel n’est pas le tout dernier échelon de la procédure.
Bobigny et Saran peuvent encore saisir le CNOSF, puis le tribunal administratif, pour tenter d’inverser la tendance. Une bataille juridique qui devra se jouer vite, la publication des groupes approchant, tout comme le coup d’envoi de la saison, dont les dates figurent au calendrier du football français.