Portés par un doublé de Charles De Ketelaere, les Diables Rouges ont éliminé les États-Unis et filent en quart de finale.
Imaginez recevoir le monde entier chez vous, avec l’espoir d’un parcours historique, et voir le rêve voler en éclats en une soirée. On ne s’en doutait pas forcément avant le coup d’envoi, mais ce lundi à Seattle, les États-Unis ont vécu un véritable cauchemar. Battus 4-1 par la Belgique en huitième de finale, les coéquipiers de Christian Pulisic quittent leur propre Coupe du monde dès les huitièmes. Une désillusion à la hauteur des attentes placées dans cette équipe.
Une démonstration belge, une défense américaine en perdition
Un petit geste, un grand changement : il aura suffi de neuf minutes pour faire basculer la soirée.
Dès l’entame, Charles De Ketelaere profite d’un ballon mal dégagé pour ouvrir le score. Les Américains réagissent pourtant sur un coup franc dévié de Malik Tillman, à la 31e minute. L’espoir renaît, le stade s’embrase.
Mais il ne dure qu’une minute. Dans la foulée, De Ketelaere s’élève au-dessus de la défense sur un centre de Trossard et signe un doublé. Le coup est rude.
En seconde période, une grosse erreur du gardien Matt Freese, sorti de sa surface et dépossédé du ballon, offre le troisième but à Hans Vanaken. Romelu Lukaku, entré en jeu, scelle le score dans le temps additionnel : 4-1, sans discussion.
Balogun scruté, puis muselé
Impossible d’ignorer le contexte. Toute l’attention était braquée sur Folarin Balogun, dont la suspension avait été levée la veille dans des circonstances polémiques. Titularisé, l’attaquant était surveillé comme jamais.
Le terrain a livré un verdict sans appel. Bien tenu par les défenseurs belges Mechele et Ngoy, Balogun n’a quasiment pas existé. Sa seule vraie tentative a fini dans les gants de Thibaut Courtois, impérial toute la soirée.
Les chiffres résument la domination belge : plus de deux buts attendus contre à peine plus d’un demi côté américain. L’affaire Balogun avait agité tout le week-end.
Pour beaucoup d’observateurs, cette élimination a des allures de justice sportive, après des jours de tempête médiatique. Le coup de force autour de la suspension n’aura servi à rien sur la pelouse.
Cap sur l’Espagne pour les Diables Rouges
Côté belge, le pari de Rudi Garcia est gagnant. Le sélectionneur avait laissé Kevin De Bruyne, Jérémy Doku et Romelu Lukaku sur le banc au coup d’envoi. Un choix fort, payant, tant son équipe a maîtrisé son sujet.
La Belgique se hisse en quart de finale pour la troisième fois d’affilée dans un Mondial. Un rendez-vous de gala l’attend : l’Espagne, vendredi 10 juillet à Los Angeles.
Le défi s’annonce colossal. La Roja n’a toujours pas encaissé le moindre but dans ce tournoi et vient d’écarter le Portugal de Cristiano Ronaldo. Les Espagnols ont validé leur billet au terme d’un match serré.
Pour les États-Unis, le réveil sera brutal. Leur Mondial à domicile devait être une fête ; il s’achève sur une lourde désillusion et un débat qui les poursuivra longtemps. Le ballon, lui, a tranché sans trembler.