Le but de Bellingham aurait-il dû être annulé ? La FIFA réagit avec la puce qui divise

Gabriel Gromellon

12 juillet 2026 07h53

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Le but de Bellingham aurait-il dû être annulé ? La FIFA réagit avec la puce qui divise

Crédit Photo - IconSport

Les images montrent le ballon frôlant un câble avant l’égalisation anglaise. La FIFA, elle, s’appuie sur sa technologie pour valider le but.

Une image furtive, et une polémique qui enfle. Lors du quart de finale entre la Norvège et l’Angleterre, l’égalisation de Jude Bellingham dans le temps additionnel de la première période soulève une question inhabituelle. Le ballon a-t-il touché le câble d’une caméra suspendue au-dessus du terrain juste avant l’action ? Si c’est le cas, le jeu aurait dû être interrompu. La FIFA a tranché en s’appuyant sur ses données. Mais l’affaire est loin d’être close.

Ce que montrent les images

Retour à la 45e minute. La Norvège mène 1-0 grâce à un bijou de Schjelderup. Le gardien Ørjan Nyland dégage aux six mètres, et le ballon prend une trajectoire pour le moins étrange.

Selon les images de Fox Sports, il heurte le câble d’une Sky-Cam avant de retomber brutalement à la verticale, directement dans les pieds d’Elliot Anderson. Le milieu anglais lance alors Gordon, dont le centre trouve Bellingham pour l’égalisation.

Contrairement à ce qui a pu être écrit, les Norvégiens ont bel et bien protesté. Nyland s’est immédiatement dirigé vers Clément Turpin, et le sélectionneur Ståle Solbakken est allé le voir à la mi-temps. Le récit complet de ce quart de finale est à retrouver ici.

Ce que dit la règle

Sur ce point, le règlement ne laisse pas de place à l’interprétation. Si le ballon touche un élément extérieur au jeu, comme un câble de caméra, la rencontre doit être arrêtée et reprise par une balle à terre.

L’ancien arbitre de Premier League Mark Clattenburg, consultant pour Fox, a été catégorique. « Lorsque le ballon touche un objet étranger, le jeu doit être interrompu », a-t-il expliqué, estimant que « la VAR aurait dû intervenir » et voir la scène.

Or, Jérôme Brisard, en charge de la vidéo sur ce match, n’a rien signalé à Clément Turpin. Le but a donc été validé sans le moindre examen.

La FIFA se défend avec sa puce

Face à l’ampleur des critiques, l’instance mondiale a réagi rapidement par un communiqué sur les réseaux sociaux. Son argument repose entièrement sur la technologie du ballon connecté.

Selon la FIFA, le capteur intégré au ballon n’a détecté aucun pic dans ce qu’elle appelle « le battement de cœur du ballon » pendant sa trajectoire aérienne. Autrement dit, aucune preuve d’un contact avec le câble, et donc aucune raison d’annuler le but.

Le problème, c’est que cette même puce avait servi à refuser un but à la Croatie face au Portugal, en détectant un contact minime. D’où l’incompréhension de nombreux observateurs, images à l’appui. La FIFA avait déjà dû défendre son arbitrage cette semaine.

Deux polémiques en quelques jours autour du même outil : la question de son maintien tel quel se posera forcément après le tournoi. En attendant, le but de Bellingham reste bien validé, et l’Angleterre file en demi-finale.