Le patron du PSG est le premier choix des dirigeants européens pour affronter Gianni Infantino en 2027, mais il ne semble pas vouloir du poste.
Il préside le PSG, il préside l’association des clubs européens, il dirige beIN Sports, il siège au conseil de la FIFA. Et malgré tout ça, Nasser Al-Khelaïfi hésite. Ce 14 juillet, le journaliste de talkSPORT Ben Jacobs a révélé que le soutien grandit au sein de l’UEFA pour opposer enfin un candidat à Gianni Infantino. Le nom du Qatarien circule avec insistance dans les couloirs. Sauf que le principal intéressé n’a rien demandé, et son entrée en lice est jugée peu probable.
Le candidat rêvé de l’Europe
Sur le papier, Al-Khelaïfi coche toutes les cases. Président du PSG depuis 2011, il a fait du club un champion d’Europe. À la tête de l’ECA, il représente plus de 700 clubs du continent et négocie chaque saison avec l’UEFA comme avec la FIFA.
Il a aussi la surface diplomatique que réclame un tel poste. Le Qatar a organisé un Mondial, beIN pèse lourd dans les droits TV mondiaux, et l’homme fréquente les mêmes salons que les décideurs du football.
Selon Ben Jacobs, plusieurs fédérations européennes verraient donc d’un très bon œil une candidature du Parisien. Mais le journaliste britannique est clair : elle reste peu probable, au même titre que celle d’Aleksander Ceferin, davantage tenté par un nouveau mandat à l’UEFA.
Pourquoi il recule
Le calcul est simple. Se présenter contre Infantino, c’est accepter de perdre. Le président sortant a déjà obtenu le soutien affiché des confédérations africaine et asiatique en marge du congrès de Vancouver, en avril dernier.
Ajoutez la CONCACAF, séduite par les promesses d’une Coupe du monde toujours plus large, et l’arithmétique devient impitoyable. Chaque fédération dispose d’une voix. L’UEFA en pèse 55 sur 211.
Il y a un second frein, plus personnel. Un président de la FIFA ne peut pas rester propriétaire d’un club. Se lancer, ce serait renoncer au PSG. Difficile, deux mois après un Mondial où le club parisien a fourni une bonne partie des demi-finalistes.
À défaut, un autre nom remonte des exécutifs européens : Dariusz Mioduski. Propriétaire du Legia Varsovie, vice-président de l’ECA, ce Polonais formé à Harvard est un profil de réformateur, moins clinquant mais plus disponible.
Un climat qui pousse à l’affrontement
Si l’Europe s’agite, c’est que la Coupe du monde 2026 a laissé des traces. La suspension de Folarin Balogun levée après un appel de Donald Trump a provoqué un tollé jusque dans les fédérations européennes, et les révélations sur cette décision n’ont rien apaisé.
Le projet d’un Mondial à 64 équipes en 2030 crispe tout autant. Ceferin l’a qualifié de mauvaise idée, l’Espagne, le Portugal et le Maroc ont bâti leurs infrastructures pour 48 sélections.
Le rendez-vous est fixé : le 77e congrès électif de la FIFA se tiendra le 18 mars 2027 à Rabat, où Infantino briguera un quatrième mandat. Pour concourir, tout candidat devra réunir le parrainage de cinq fédérations membres. Al-Khelaïfi a huit mois pour changer d’avis. En attendant, le Mondial nord-américain occupe encore tous les esprits.