Sparta Capital a réuni les dix millions d’euros nécessaires au rachat des Girondins, mettant fin à cinq ans d’ère Gérard Lopez.
Il y a quarante-huit heures, la liquidation judiciaire semblait inéluctable. Vendredi matin, tout s’est joué en quelques heures. Selon Sud Ouest, dont les informations ont été confirmées par L’Équipe, le fonds d’investissement britannique Sparta Capital a bouclé son tour de table et réuni les dix millions d’euros nécessaires au rachat des Girondins de Bordeaux et à l’établissement du plan de continuation. Le sextuple champion de France, exclu des compétitions nationales, dispose désormais des garanties financières qui lui manquaient.
Dix millions réunis avant l’échéance
Le fonds britannique a travaillé jusqu’à la dernière limite, celle fixée pour compléter le dossier présenté dans le cadre du recours. Les capitaux proviendraient d’investisseurs d’origine américaine, selon les indiscrétions rapportées par la presse locale.
La somme doit couvrir deux exercices : la clôture de la saison 2025-2026 et le financement de 2026-2027. Deux conditions indispensables pour écarter définitivement le scénario de la liquidation.
Les fonds sont placés sous séquestre. Ils ne seront débloqués que si le club obtient la levée de son exclusion, mécanisme classique dans ce type de dossier.
Lopez s’en va en renonçant à tout
L’opération solde cinq années de présidence. Arrivé en 2021 alors que Bordeaux évoluait encore en Ligue 1, Gérard Lopez quitte un club installé depuis deux saisons au quatrième échelon.
Ne souhaitant plus recapitaliser, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a cédé les Girondins pour un euro symbolique. Il a également abandonné sa créance et renoncé à la clause de retour à meilleure fortune, qui lui aurait permis de récupérer jusqu’à douze millions d’euros en cas de redressement.
Sur le terrain, la préparation n’a jamais cessé. L’équipe dirigée par l’ancien international Rio Mavuba disputait vendredi soir son premier match amical de l’été face à Bayonne, à Hagetmau dans les Landes.
Le CNOSF, dernière étape
Ces garanties vont maintenant servir d’argument central devant le Comité national olympique et sportif français. Le club conteste l’exclusion prononcée par la DNCG et demande sa réintégration en National 1, appellation qui désigne désormais le quatrième niveau national.
La procédure a ses limites : l’avis du CNOSF reste consultatif. Comme dans tous les dossiers de ce type, c’est ensuite au comité exécutif de la Fédération de trancher, même s’il suit généralement la recommandation.
Le club vise donc un championnat rebaptisé cet été, dans le cadre de la réforme de la pyramide française. Voir un sextuple champion de France se battre pour y accéder reste une situation inédite.
Si le recours aboutit, la liquidation sera écartée et une nouvelle page s’ouvrira sous pavillon britannique. La décision est attendue dans les prochains jours.