Le club breton estime accueillir une simple relocalisation et réclame de recevoir aussi en mars, quand Paris compte bien retrouver son Parc des Princes.
Le match n’a pas encore été joué que le contentieux est ouvert. Depuis l’officialisation par la LFP du déplacement de PSG-Rennes au Roazhon Park ce dimanche, les deux clubs s’opposent sur la nature exacte de cette décision. Derrière ce débat de vocabulaire se cache un enjeu sportif concret : savoir si le Stade Rennais recevra le champion de France deux fois cette saison, ou si la rencontre de mars se tiendra bien à Paris comme initialement prévu.
La lecture rennaise : une simple relocalisation
Les Bretons contestent le terme d’inversion. Selon eux, la rencontre de dimanche n’est qu’une relocalisation, exactement comme si le match avait été délocalisé à Nantes, Lille ou Lyon pour dépanner le club parisien.
Dans cette logique, rien ne change pour la suite. Le Rennes-PSG initialement programmé au printemps devrait donc toujours se disputer au Roazhon Park, offrant aux Bretons deux réceptions du champion en titre.
Le club s’appuie sur les textes de la Ligue. L’article 501 du règlement administratif précise qu’une inversion n’a aucune incidence sur la suite du calendrier, une formulation que les dirigeants rennais interprètent en leur faveur.
La réponse parisienne : une responsabilité partagée
Le champion de France défend une tout autre lecture. Selon L’Équipe, le PSG compte bien recevoir le Stade Rennais au Parc des Princes lors de la manche retour, prévue au début du mois de mars.
Paris met en avant l’accord donné par Rennes. Pour les dirigeants parisiens, les deux clubs partagent la responsabilité de cette solution, trouvée en urgence après l’impossibilité de dénicher un stade de repli en Île-de-France.
L’argument de l’équité est également avancé. Le club estime que la canicule constitue une condition exceptionnelle et qu’il serait déséquilibré qu’une équipe dispute un match de plus à domicile sur l’ensemble de la saison, comme le rappelait notre article sur la décision de la LFP.
La commission devra trancher
Le dossier est désormais entre les mains des instances. La Commission des compétitions n’a pas encore statué sur le lieu de la rencontre retour, et son interprétation du règlement fera jurisprudence.
En attendant, le PSG règle son problème d’origine. Le club a annoncé avoir identifié une solution pour remplacer la pelouse du Parc, en vue de la réception de Monaco le 4 septembre, après les images alarmantes de son terrain.
Le terrain, lui, parlera dès dimanche. Les deux équipes lancent leur saison à 20h45 au Roazhon Park, un match à suivre sur Ligue 1+, dans une enceinte qui réussit mal aux Parisiens ces dernières saisons.