Le capitaine lyonnais regrette que sa demande de décalage n’ait pas été acceptée, à quatre jours d’un barrage européen décisif.
La contrariété est bien réelle du côté du Rhône. Engagé mercredi dans un barrage retour capital face à Fenerbahçe, l’Olympique lyonnais avait sollicité le report de son match de Ligue 1 prévu samedi à Toulouse, afin de préparer au mieux cette échéance européenne. La demande a été rejetée. Une décision que Corentin Tolisso, capitaine des Gones, a du mal à accepter, tout en distinguant la position du club toulousain de celle des instances du football français.
La déception du capitaine
Le milieu de terrain n’a pas caché son sentiment. Devant les médias, il a exprimé la déception du groupe, en assurant que les Lyonnais auraient apprécié que cette première journée soit décalée.
Il a toutefois nuancé son propos. Le capitaine dit comprendre la position de Toulouse, qui n’avait aucune raison sportive d’accepter un report, mais se montre plus critique envers la Ligue de football professionnel.
Son argument s’appuie sur des précédents. Selon lui, des décalages avaient été accordés la saison passée à d’autres équipes, y compris lorsque l’adversaire n’y était pas favorable, ce qui alimente son incompréhension.
Un calendrier européen chargé
La requête lyonnaise s’expliquait par l’enjeu. Après le match nul obtenu à Istanbul, l’OL reçoit Fenerbahçe mercredi au Groupama Stadium pour décrocher une place en phase de ligue de la Ligue des champions.
L’enjeu sportif s’accompagne d’un enjeu financier majeur. Une qualification rapporterait des recettes considérables au club rhodanien, tout en pesant dans la bataille pour le classement européen de la France, comme le détaillait notre article sur les enjeux de l’indice UEFA.
Les Lyonnais devront donc gérer l’enchaînement. Un déplacement dans le sud-ouest samedi, puis un rendez-vous européen quatre jours plus tard, avec la nécessité de faire tourner un effectif encore en construction.
Un calendrier difficile à modifier
Du côté des instances, la logique est différente. Décaler une rencontre de la première journée impose de trouver une nouvelle date dans un calendrier déjà dense, tout en préservant l’équité entre les clubs engagés.
Le cas lyonnais n’est d’ailleurs pas isolé. Plusieurs clubs français disputent des barrages européens cette semaine, et accorder un report à l’un pourrait ouvrir la voie à d’autres demandes similaires.
L’OL devra donc composer avec ce programme. Les Gones lancent leur saison à Toulouse samedi, un match à suivre sur Ligue 1+, avant de basculer sur l’Europe, dans un calendrier de Ligue 1 qui ne laisse aucun répit.