Au lendemain de l’élimination surprise face au Paraguay, le sélectionneur de la Mannschaft a affiché sa volonté de rester, malgré une pluie de critiques.
L’Allemagne est sous le choc, et son sélectionneur dans la tourmente. Éliminée dès les seizièmes de finale par le Paraguay, la Mannschaft vit un nouveau cauchemar dans une grande compétition. Et tous les regards se tournent vers Julian Nagelsmann, dont les choix sont vivement contestés. Pourtant, interrogé juste après le match, le technicien a fait une annonce forte : il ne compte pas démissionner. Une prise de position qui risque de ne pas calmer une opinion publique allemande déjà en ébullition. On vous résume cette onde de choc.
Une élimination historique
Le scénario restera comme l’un des plus douloureux de l’histoire récente du football allemand. Face au Paraguay, la Mannschaft a dominé sans jamais réussir à faire la différence.
Un petit geste, un grand changement : menée puis revenue grâce à Havertz, l’Allemagne a fini par s’incliner aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b), une première de son histoire en Coupe du monde. Un échec qui s’ajoute à ceux de 2018 et 2022, comme le racontait le récit de cette sensation à Boston.
Le refus catégorique de démissionner
Attendu au tournant par les médias, Nagelsmann n’a pas fui ses responsabilités. Mais il a clairement écarté l’idée d’un départ volontaire.
« Je ne suis pas du genre à fuir. Je veux continuer. Je suis disponible », a-t-il martelé au micro de Magenta TV. Le sélectionneur, dont le contrat court jusqu’en 2028, a renvoyé la décision à ses dirigeants : « Si la Fédération veut que je continue, je continuerai. Sinon, je partirai. »
Des choix très critiqués
Si Nagelsmann veut rester, ses décisions, elles, font débat. Plusieurs de ses paris se sont retournés contre lui.
La titularisation de Leroy Sané au détriment de Jamal Musiala, la sélection d’un Leon Goretzka jugé physiquement émoussé, ou encore le pari Manuel Neuer dans les buts sont pointés du doigt. L’Allemagne a encaissé cinq buts en quatre matchs, un bilan défensif préoccupant.
L’autocritique lucide des joueurs
Au-delà du sélectionneur, les joueurs ont reconnu leurs limites. Le constat dressé par les cadres est sans appel.
« Nous méritions d’être éliminés », a lâché Joshua Kimmich, lucide. Le capitaine a admis que l’équipe avait peiné face à tous ses adversaires, y compris ceux qui n’étaient pas de classe mondiale. Une faillite collective déjà entrevue lors de la défaite contre l’Équateur en phase de groupes.
L’ombre de Jürgen Klopp
Malgré sa détermination, l’avenir de Nagelsmann semble compromis. L’opinion publique allemande réclame du changement, et un nom revient avec insistance.
Celui de Jürgen Klopp, libre depuis son départ de Liverpool et régulièrement cité pour prendre les rênes de la sélection. L’ancien entraîneur des Reds, qui avait déjà émis des réserves sur les choix de Nagelsmann durant le tournoi, incarne l’espoir d’un renouveau pour une partie des supporters.
Une décision entre les mains de la Fédération
Le sort du sélectionneur se jouera donc en coulisses. Nagelsmann a estimé que ses dirigeants devaient prendre le temps de la réflexion, loin de l’émotion du vestiaire.
La Fédération allemande devra trancher : maintenir sa confiance à un jeune technicien convaincu de bien faire, ou amorcer un nouveau cycle. Une chose est sûre, ce nouvel échec ne restera pas sans conséquence. La suite de la compétition est à suivre dans le calendrier du Mondial.