Les États-Unis, risée du Monde : la Belgique reprend la danse de Trump, la presse mondiale jubile

Gabriel Gromellon

7 juillet 2026 08h51

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Les États-Unis, risée du Monde : la Belgique reprend la danse de Trump, la presse mondiale jubile

Crédit Photo - IconSport

Entre chambrage assumé sur la pelouse et soulagement des médias internationaux, la chute des hôtes après l’affaire Balogun a marqué les esprits.

Il y a eu beaucoup de bruits en coulisse avant le match et les Belges ont livré une réponse limpide sur le terrain. Après avoir balayé les États-Unis (4-1) en huitième de finale, les joueurs belges n’ont pas résisté à l’envie de chambrer un grand absent : Donald Trump. On ne s’en doutait pas forcément avant le coup d’envoi, mais la tension politique de la semaine allait exploser sur la pelouse de Seattle. Et pendant que les Diables Rouges dansaient, la presse du monde entier savourait, elle aussi, une forme de revanche.

La danse et le tacle qui ont tout dit

Quelques pas de danse en disent plus long qu’un communiqué officiel.

Le contexte, d’abord. Toute la semaine, la Belgique a bouillonné après l’annulation de la suspension de Folarin Balogun, obtenue dans la foulée d’un appel de Donald Trump à la FIFA. Une décision vécue comme une injustice.

Alors, quand Romelu Lukaku a inscrit le quatrième but dans le temps additionnel, la réponse a fusé. Les joueurs se sont rassemblés pour reprendre la fameuse « Trump Dance », ce déhanché des bras devenu célèbre lors de la dernière campagne présidentielle américaine.

Le compte officiel de la sélection belge en a rajouté une couche. Il a publié une photo de Lukaku, main sur l’oreille, accompagnée d’une légende cinglante : « Annulez ça. »

La presse internationale savoure

Ce chambrage a trouvé un écho immédiat dans les médias étrangers, presque unanimes à célébrer la chute américaine. En Allemagne, le tabloïd Bild a estimé que la Belgique avait « vengé la planète football ».

En Espagne, Marca a salué une « leçon de maître », décrivant une équipe qui a transformé la controverse en football. Les médias britanniques, eux, ont manié l’ironie : le Daily Mail a jugé que même Trump n’avait pas pu sauver les États-Unis.

The Sun a parlé d’une véritable « disasterclass » du pays hôte, pointant la bourde monumentale du gardien Matt Freese sur le troisième but. Cette erreur a fait le tour du monde en quelques heures.

Un chiffre résume l’ampleur de la polémique initiale : sur les 189 autres cartons rouges de l’histoire de la Coupe du monde, un seul joueur avait échappé à une suspension avant Balogun.

Balogun transparent, Pochettino lucide

Sur le terrain, l’attaquant américain, au cœur de la tempête, est complètement passé à côté de son match. Il n’a cadré qu’une seule frappe, repoussée par Thibaut Courtois. Fait notable : Balogun est venu voir Rudi Garcia après la rencontre, et le sélectionneur belge a tenu à le dédouaner.

Côté américain, Mauricio Pochettino n’a cherché aucune excuse. « Nous n’avons pas été assez bons aujourd’hui », a reconnu le technicien, endossant la responsabilité de l’échec. Le récit complet de cette soirée noire est à retrouver ici.

C’est la quatrième fois de suite que les États-Unis sortent dès les huitièmes, cette fois sur leur propre sol.

Reste une leçon, valable bien au-delà du sport : sur un terrain, aucune décision de bureau ne remplace la performance. La Belgique, elle, file en quart affronter l’Espagne, la conscience tranquille.