« L’Euro 2016 a la même valeur qu’un Mondial » : la phrase de Ronaldo pour partir la tête haute malgré l’élimination

Gabriel Gromellon

7 juillet 2026 08h28

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« L’Euro 2016 a la même valeur qu’un Mondial » : la phrase de Ronaldo pour partir la tête haute malgré l’élimination

Crédit Photo - IconSport

Éliminé avec le Portugal, Cristiano Ronaldo assume n’avoir aucun regret et place son sacre européen au niveau du trophée qui lui aura toujours échappé.

Cristiano Ronaldo a choisi ses mots pour partir la tête haute. Au lendemain de l’élimination du Portugal face à l’Espagne en huitième de finale, le capitaine de 41 ans a livré une phrase qui en dit long sur sa vision de sa carrière. Non, il n’aura jamais soulevé la Coupe du monde. Mais à ses yeux, un autre trophée compte tout autant. Une manière de relativiser un manque que beaucoup jugent béant.

La hiérarchie des titres selon CR7

Parfois, une seule phrase suffit à réécrire la lecture d’une carrière.

Devant les journalistes, Ronaldo n’a pas fui le sujet. « J’ai tout donné, j’ai remporté trois titres pour le Portugal. Avant Cristiano, le Portugal n’avait remporté aucun titre », a-t-il rappelé, non sans fierté.

Puis est venue la déclaration qui a fait réagir. « Le plus grand titre que j’ai remporté avec l’équipe nationale remonte à 2016, et il a pour moi la même valeur qu’une Coupe du monde. » Une façon d’élever l’Euro remporté en France au rang de consécration suprême.

Pour lui, le bilan est clair : « Je pars la conscience tranquille. » Le message est celui d’un homme en paix avec son parcours, même privé du Graal mondial.

Un palmarès qui donne du poids à ses mots

Difficile de balayer l’argument d’un revers de main. Ronaldo n’a jamais gagné la Coupe du monde, c’est vrai. Mais son bilan en sélection reste vertigineux : 146 buts en 233 apparitions, deux records mondiaux.

Ses trois titres avec le Portugal ont une portée historique. L’Euro 2016, d’abord, premier trophée majeur de l’histoire du pays. Puis deux Ligues des Nations, en 2019 et 2025. Sa place dans le onze avait pourtant divisé tout le Portugal.

Il est aussi le meilleur buteur de l’histoire du Championnat d’Europe, avec quatorze réalisations en phase finale. De quoi nuancer, au moins un peu, le vide laissé par la Coupe du monde.

Reste que le contraste demeure saisissant entre son empreinte planétaire en club et son parcours plus modeste en Mondial.

Entre fierté affichée et émotion réelle

Car les mots disent une chose, les images en racontent une autre. Au coup de sifflet final, Ronaldo est resté de longues minutes sur la pelouse, les larmes aux yeux, avant d’être consolé par plusieurs joueurs espagnols.

Son meilleur parcours en Coupe du monde remonte à 2006, sa toute première participation, avec une demi-finale perdue face à la France de Zinédine Zidane. Vingt ans plus tard, la boucle se referme sans le sacre tant espéré. L’Espagne, elle, poursuit son chemin vers les quarts.

Alors, discours sincère ou réconfort de circonstance ? Une chose est certaine : en plaçant l’Euro si haut, Ronaldo choisit de retenir ce qu’il a gagné plutôt que ce qui lui a manqué. Une leçon de sérénité, à défaut d’un dernier exploit.