« Deux sortes d’arbitrage » : l’Argentine est-elle vraiment favorisée depuis le début du Mondial ?

Gabriel Gromellon

13 juillet 2026 18h00

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« Deux sortes d’arbitrage » : l’Argentine est-elle vraiment favorisée depuis le début du Mondial ?

Crédit Photo - IconSport

Après l’expulsion contestée d’Embolo face à la Suisse, les accusations d’arbitrage à deux vitesses s’accumulent contre l’Albiceleste.

À chaque tour, le même refrain revient. Depuis le début de cette Coupe du monde, les adversaires de l’Argentine sortent du terrain avec un sentiment d’injustice. Après la Suisse, éliminée en quart au terme d’une soirée à polémique, la question se pose ouvertement : les champions du monde en titre bénéficient-ils d’un traitement de faveur ? Entre décisions litigieuses et frustrations accumulées, le débat enfle. Mais entre coïncidences et accusations graves, la prudence reste de mise. Décryptage.

Le rouge qui a tout fait basculer

Le dernier épisode en date a mis le feu aux poudres. Face à la Suisse, l’attaquant Breel Embolo a été expulsé pour simulation, à l’heure de jeu, dans des circonstances rarissimes.

Un petit geste, un grand changement : l’arbitre portugais João Pinheiro avait d’abord averti l’Argentin Leandro Paredes, avant d’inverser totalement sa décision après un recours à la VAR. Une séquence détaillée dans notre point sur cette expulsion très contestée.

La colère froide des Suisses

Réduite à dix, la Nati a fini par céder en prolongation. Et les joueurs helvètes n’ont pas caché leur amertume au coup de sifflet final.

« Ce soir, il y a eu deux sortes d’arbitrage : un pour eux et un pour nous », a lâché Dan Ndoye. Manuel Akanji est allé plus loin : « Je n’ai jamais joué un match aussi déséquilibré. Aucune de leurs simulations n’a été sanctionnée. » Des mots durs, révélateurs d’un sentiment partagé.

Une liste de griefs qui s’allonge

Ce n’est pas la première fois que le sujet revient. Depuis le début du tournoi, plusieurs sélections ont exprimé leur frustration après avoir croisé l’Albiceleste.

L’Algérie, le Cap-Vert, puis surtout l’Égypte, qui est allée jusqu’à déposer une réclamation officielle après son huitième de finale. Autant de contestations qui, mises bout à bout, nourrissent l’idée d’un déséquilibre systématique aux yeux de nombreux observateurs.

Un débat réglementaire complexe

Attention toutefois à ne pas confondre erreur et complot. Sur le cas Embolo, la presse suisse elle-même reconnaît que la situation est juridiquement floue.

L’arbitre a été appelé pour une « identité erronée », une procédure qui, en théorie, ne permet pas de réexaminer la faute elle-même. Une zone grise du règlement, qui explique une décision quasi inédite, sans pour autant constituer la preuve d’une intention de favoriser une équipe.

La FIFA et Scaloni contre-attaquent

Face à cette vague de critiques, les principaux intéressés se défendent. La FIFA a d’ailleurs pris la parole pour balayer toute idée de partialité.

L’instance a affirmé que ses arbitres n’étaient « influencés par personne », comme le rappelle notre article sur sa mise au point officielle. De son côté, le sélectionneur Lionel Scaloni dénonce une véritable « campagne » menée contre son équipe.

Un climat qui pèsera sur la suite

Une chose est certaine : ces polémiques accompagneront l’Argentine jusqu’au bout de son parcours. La moindre décision litigieuse sera désormais scrutée à la loupe.

Les Argentins, eux, préfèrent mettre en avant leur talent, à l’image du chef-d’œuvre de Julián Álvarez face aux Suisses. Rendez-vous en demi-finale, à suivre via le calendrier de la compétition, où le débat repartira sans doute de plus belle.