Éliminé par la France en huitièmes, le défenseur José Canale a critiqué le rapport au contact des Bleus, dans une sortie qui fait réagir près d’un mois après.
La France a gagné, mais tout le monde n’a pas digéré la manière. Près d’un mois après le huitième de finale du Mondial remporté par les Bleus contre le Paraguay (1-0), un joueur de l’Albirroja a ravivé les braises. José Canale, défenseur paraguayen, a estimé dans un entretien à ESPN que les Français, comme les Allemands avant eux, avaient été gênés par l’intensité physique de son équipe. Une déclaration piquante, à relativiser, qui refait surface au moment où l’aventure mondiale des Bleus est déjà loin.
Ce qu’a dit le défenseur paraguayen
Le propos ne manque pas de tranchant. Selon Canale, le football argentin, qu’il connaît bien, serait plus complet et plus exigeant physiquement que le football européen. Il affirme qu’il suffisait de bousculer un peu les Français pour les déstabiliser.
Le défenseur associe la France et l’Allemagne dans la même analyse, jugeant que les deux sélections n’appréciaient pas les contacts appuyés. Une manière de valoriser le style rugueux de son équipe, qui avait effectivement multiplié les duels lors de la rencontre.
Ces mots ont été lâchés en marge d’un match de son club, Lanús, et ont rapidement circulé sur les réseaux. De quoi relancer, à distance, le souvenir d’un huitième de finale particulièrement tendu à Philadelphie.
Un match sous haute tension
La sortie de Canale n’est pas totalement gratuite, tant la rencontre avait été âpre. Le 4 juillet, les hommes de Didier Deschamps avaient dû s’employer pour venir à bout d’un Paraguay accrocheur, sur un penalty transformé par Kylian Mbappé.
Les Sud-Américains avaient assumé un jeu très physique, multipliant fautes et provocations pour sortir les Bleus de leur rythme, en particulier leur capitaine. Une stratégie qui n’avait toutefois pas suffi à les faire chuter.
Car au bout du compte, c’est bien la France qui avait validé son billet pour les quarts, après avoir dominé la Suède au tour précédent. Le Paraguay, lui, sortait par la petite porte, comme l’Allemagne qu’il avait pourtant éliminée un tour plus tôt. Ce parcours reste consultable dans le calendrier de la Coupe du monde.
Une critique à nuancer
Reste que le propos mérite d’être remis en perspective. José Canale, 30 ans et six sélections seulement, n’a jamais évolué en Europe au cours de sa carrière. Sa comparaison entre les deux écoles de football repose donc sur une expérience à sens unique.
Sur le terrain, ce sont aussi les Bleus qui ont eu le dernier mot, tout comme lors de leur parcours jusqu’aux demi-finales. La pique, si elle flatte le tempérament paraguayen, se heurte à la réalité du tableau final.
Ce genre de sortie fait partie du folklore de l’après-Mondial, où chacun refait les matchs à sa façon. Les Bleus, eux, ont depuis tourné la page, comme l’a montré le message d’adieu de Mbappé à ses supporters. La prochaine échéance sera la Ligue des nations, en septembre.