La FFF peut-elle encore sauver Bordeaux ? Le maire de la ville la somme d’agir

Gabriel Gromellon

26 août 2026 15h20

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La FFF peut-elle encore sauver Bordeaux ? Le maire de la ville la somme d’agir

Crédit Photo - IconSport

Après la décision du tribunal de commerce, Thomas Cazenave demande au Comité exécutif de réexaminer sans délai le maintien du club en National 1.

La pression politique s’ajoute désormais à la bataille judiciaire. Après le verdict favorable rendu mardi par le tribunal de commerce de Bordeaux, le maire de la ville est monté au créneau pour interpeller la Fédération française de football. Thomas Cazenave demande au Comité exécutif de réétudier immédiatement la situation des Girondins, exclus des championnats nationaux depuis le mois de juin. Reste à savoir si l’instance dispose réellement de la latitude pour revenir sur sa position.

Un appel appuyé du maire

L’élu s’est exprimé dans les colonnes de Sud-Ouest. Il demande au Comité exécutif de prendre la mesure de la décision de justice et d’examiner sans délai un maintien du club au quatrième échelon national.

Son message se veut mobilisateur. Selon lui, le club peut encore être sauvé, à condition que chacun prenne ses responsabilités, une formule qui vise implicitement l’ensemble des acteurs du dossier.

Il affirme porter ce message depuis plusieurs semaines. L’élu indique s’être adressé avec constance au président de la Fédération, estimant que la décision judiciaire atteste désormais de la solidité du projet de reprise.

Ce qui plaide pour un réexamen

La décision du tribunal constitue un élément nouveau. Elle valide la viabilité financière de la structure et la sincérité des garanties apportées ces dernières semaines par les repreneurs.

Le tribunal a lui-même formulé une demande en ce sens. Il a invité l’instance à réétudier le dossier, comme le détaillait notre article sur cette décision, sans toutefois disposer du pouvoir de l’imposer.

Le Comité exécutif conserve une marge de manœuvre. Il peut se réunir en urgence et demander à la DNCG un nouvel examen, une possibilité prévue par les statuts de la Fédération.

Ce qui complique l’équation

Plusieurs obstacles subsistent néanmoins. Le tribunal administratif avait rappelé le principe d’équité sportive, selon lequel tous les clubs doivent être soumis aux mêmes contraintes financières et calendaires.

Le calendrier pose un problème concret. Le championnat de National 1 a déjà disputé sa première journée, ce qui rendrait une réintégration délicate sur le plan de l’organisation des compétitions.

L’enjeu dépasse largement le cadre sportif. Une disparition du club aurait des conséquences directes pour la collectivité, comme l’expliquait notre article sur la facture qui attend la Métropole.