Le sérieux coup de pouce de la FIFA aux Argentins sanctionnés après la finale

Gabriel Gromellon

28 août 2026 09h30

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Le sérieux coup de pouce de la FIFA aux Argentins sanctionnés après la finale

Crédit Photo - IconSport

L’instance a accepté que les trois joueurs suspendus décomptent leurs matchs lors de rencontres amicales, réduisant considérablement la portée des sanctions.

Les sanctions paraissaient lourdes, leur portée l’est déjà beaucoup moins. Suspendus après les échauffourées survenues à l’issue de la finale du Mondial perdue face à l’Espagne, Leandro Paredes, Nahuel Molina et Thiago Almada avaient écopé respectivement de dix, sept et un match. Selon TyC Sports, la FIFA a toutefois accepté, à la demande de la fédération argentine, que ces suspensions soient purgées lors des matchs amicaux de classe A, et non plus uniquement lors des rencontres officielles.

Un changement aux conséquences considérables

La nuance transforme complètement la sanction. L’Argentine ne disputant plus de qualifications cette année, elle peut programmer jusqu’à quatre rencontres amicales lors de la fenêtre de septembre et octobre, puis deux autres en novembre.

Le calcul est vite fait. Dans le scénario le plus favorable, Molina pourrait purger six de ses sept matchs sans manquer la moindre rencontre officielle, tandis qu’Almada en aurait terminé dès le premier rendez-vous.

Le milieu le plus lourdement sanctionné y gagne aussi. Paredes pourrait voir disparaître une large part de sa suspension avant la fin de l’année, sans conséquence sur les échéances qui comptent.

Une décision qui s’écarte de la pratique

Le règlement disciplinaire prévoit normalement autre chose. Une suspension non purgée pendant une Coupe du monde est habituellement reportée sur les prochains matchs officiels de la sélection concernée.

L’instance dispose toutefois d’une marge d’appréciation. Elle peut adapter l’application de ses sanctions, sans que les motivations détaillées de cette décision n’aient été rendues publiques à ce jour.

La fédération argentine ne compte pas s’arrêter là. Elle poursuivrait ses démarches pour tenter d’obtenir une réduction supplémentaire des peines infligées à deux de ses joueurs.

Le précédent Suarez rappelle un autre traitement

Une comparaison s’impose avec un cas célèbre. Après sa morsure sur un adversaire lors du Mondial 2014, Luis Suarez avait écopé de neuf matchs officiels avec sa sélection, assortis d’une interdiction de toute activité liée au football pendant quatre mois.

La différence porte précisément sur ce point. Le Tribunal arbitral du sport l’avait autorisé à disputer les rencontres amicales de son pays, mais celles-ci ne décomptaient pas sa suspension internationale.

Ce dossier intervient dans un contexte particulier. L’instance traverse une période de contestation interne marquée, comme le détaillait notre article sur les soutiens et les oppositions qui se structurent, alors que plusieurs fédérations réclament une refonte de sa gouvernance.